SAN-LUIS-POTOSI
En quittant Zacatecas pour gagner les grandes plaines qui s'étendent à l'est et qui couvrent une grande partie de la province de San-Luis-Potosi, on est frappé du nombre de lagunes saléa« qui .s*étendent en avant de la sieiTania de
Zacatecas. Elles sont réparties entre le massif granitique du Penon-Blanco au sud jusqu'à la Sierra-Hermosa au nord, sur une longueur de 80 kilomètres et sur une largeur de 1 00 kilomètres.
La principale de ces lagunes, celle de Salinas, se trouve à peu de distance et presque au pied du Penon-Blanco. Les matières salines proviennent de niveaux inférieurs et sont dues à certaines couches salifères que renferme le terrain de trias, dont la formation s étend sous tout cet horizon. A Salinas, où l'exploitation est largement organisée, on déverse les eaux salines, marquant 1 5 degrés, dans des bassins de cristallisation , où Tévaporation , aidée par faction d'un soleil toujours à découvert et par l'effet de la raréfaction de l'air, qui se fait puissamment sentir à la hauteur de ^,700 mètres, s'effectue en vingt jours et permet de livrer à la consommation des haciendas de beneficio de Zacatecas, de Guanajuato et de San-Luis-Potosi, des quantités de sel dont les chiffres suivants, indiquant la vente du mois d'avril 1866, peuvent donner une idée :
Sel comestible, 1'* classe, à 5 piastres, ai (cargas). 1,616 5o
2' classe, à 4 a5 1 36 5o
3* classe, à 3 5o * 9 5^
Sel pour le patio k 2 58 3.346 5o
Total 5,019 00
Ou près de 700 tonnes.
La production annuelle du sel, à Salinas, s élève à la somme de 200,000 piastres. Quelques petits sondages, pratiqués sur les bords de la lagune, ont fait reconnaître h une petite profondeur (de 10 à 4o mètres) des niveaux salifères. Pour les autres lagunes, on se contente de recueillir,
avant la saison des pluies, le sel déposé sur leurs bords; c est ce qui se passe à ia Salada, près de Fresniilo. Les eaux de quelques-unes sont tellement chargées de sels déliquescents et de nitrates alcalins, quelles sont inexploitables pour le même usage. On compte en tout* vingt- trois lagunes.
Le minéral de Ramos et celui de la Blanca occupent, au milieu de ces terrains, deux massifs porphyriques; le premier, en contact avec des roches granitiques, est le seul produisant quelques lingots.
En se rendant de Salinas à San-Luis-Potosi, on traverse des plateaux peu cultivés et resserrés par quelques petits chaînons. On sy adonne principalement à la fabrication du mezcal , eau-de-vie qui se retire de Yagave sylvestris ou maguey sauvage. Cette industrie atteint dans la. province une importance telle, qu*il ne sera point déplacé d'indiquer ici en quelques mots en quoi consiste cette fabrication.
Le maguey sauvage est cueilli avec sa racine au mois de juin ; on le débarrasse de ses feuilles, de façon à ne conserver que la racine et le col. On a préparé à lavance un grand trou garni de blocs de pierre (ordinaii'ement des blocs de basalte); on allume un grand feu de broussailles et de bois, de manière à chaufler fortement les pierres. Ce feu étant consumé , on remplit Toxcavation avec les racines préparées du maguey ; puis on recouvre de branches et de terre et on laisse la cuisson s opérer pendant quelques jours. Au bout du sixième jour, les aoo ou aSo cœurs de maguey qui remplissent le four improvisé sont retirés, puis broyés sous une roue verticale. Cent cœurs de maguey de 1 5 livres chacun donnent directement en moyenne, dans cette opération, 9 arrobes de jus ou agaa miel, soit i5 p. o/o; mais, pour épuiser la plante, on ajoute, dans cette opération, environ
5o arrobes d*eau par i oo cœurs, et Ton obtient une dissolution allongée qu on laisse reposer une nuit dans des cuves ou iinas de ài^ litres de capacité. On y introduit le lendemain des petits fagots d*un bois sarmenteux appelé madera timbe, dont la présence détermine la fermentation. On recouvre le liquide par une couverte (bouchon) de feuilles de maguey broyées, à laquelle on laisse occuper la moitié de la hauteur de la cuve. Au bout de trois ou quatre joui*s, la fermentation est finie, ce que Ton reconnaît au dessèchement de la bagasse mise en couverte; on fait alors bouillir le tout pendant deux ou trois heures dans une cliaudière en cuivre, que Ton recouvre ensuite de son chapeau et de son aludel en bois, et on distille une liqueur vineuse qui marque 7 à 8 degrés à l'aréomètre ; puis on sort les bagasses avec une fourche et Ton rejette les eaux restantes. La première liqueur distillée est mise en barils et abandonnée au repos. On la décante pour la redistiller et obtenir une liqueur marquant 16 degrés: c*est le vino metcal. On retire 73 litres par tina. Un mezcal d'une qualité supérieure se fabrique en recueillant le suc de l'agave sylvesiris dans une cuvette creusée sur le col de la plante; chnque pied donne /i à 5 onces d'agua miel. Cette sève sucrée est mise à fermenter après décantation. On distille deux fois et Ton obtient une eau-de-vie très-estimée au Mexique; elle marque 3o degrés à l'aréomètre. La meilleure se fabrique dans le Jalisco, à Tequila.
La ville de San-Luis-Potosi est une des plus animées du Mexique; elle est bien bâtie et s'élève dans ime large plaine à l'altitude de 1 ,880 mètres, au pied de la Sierra-Negra. tSon étendue, ses dômes et ses nombreux clochers lui donnent un certain air de splendeur; elle renferme 60,000 âmes. L'État dont elle est le chef-lieu mesure 76,000 kilomètres
carrés et compte Sgo^ooo habitants. L'agriculture occupe la plus grande partie de cette population.
Mines, — Les mines , autrefois très-productives , ont perdu presque toute leur activité. Le minéral de San-Luis- Potofti, situé au Gerro- de -San -Pedro, à quelques kilomètres à Fouest de la ville , fut découvert en 1 583, par Don Juan de Onate , et détermina plus tard la fondation de San- Luis, qui fut érigé en ciniad Tan 1 676.
Les filons du Cerro-de-San-Pedro sont nombreux; ils ont donné de grandes quantités de minerais qui ont été fondus dans les usines de San -Luis-Potosi , où ils ont laissé comme traces d'énormes montagnes de scories. Les haciendas de beneficio de patio, destinées au traitement des minerais d'affleurement, étaient établies à la villa de Los Posos au sud de la ville et à Las Pilas. Actuellement deux ou trois minés conservent un semblant d'exploitation, et leurs minerais sont traités sur place dans de petites haciendas et par le hene- Jicio de cazo. Cette méthode, qui fut surtout appliquée aux ' minerais du Pérou, fut imaginée par le padre Barba, vers la fin du xvi' siècle; son usage est assez répandu dans la province de San-Luis-Potosi , dont les mines renferment en plus grande quantité qu'ailleurs des chlorures, bromures et iodures d'argent.
Le procédé du cazo (amalgamation à chaud), appliqué à San-Pedro dans sa simplicité primitive, consiste dans l'opération suivante : les minerais sont broyés à l'arrastra et réduits en bouillie fine, puis concentrés par le lavage. Les 36 cargos de minerais, réduites à 10 par cette concentration, sont introduites à la fois dans le cazo, sorte de cuve en bois de i"',2o de diamètre en haut, de i mètre en bas et de 90 centimètres de hauteur, établie sur un fond de cuivre
placé sur im foyer. On ajoute 2 arrobe^ de sel. on chauffe, on remue, puis on introduit 26 livres de mercure. Pendant tout le temps de Topération, un ouvrier, armé d*uoe pelle de bois, renouvelle constamment le contact des matières sur le fond de cuivre. L*opération dure vingt-quatre heures; on ajoute alors 20 livres de mercure pour réunir ramaigame; puis on porte les matières au lavadeio. Les minerais contenant 1 2 onces par carga , chaque opération produit i5 marcs d'argent.
Les mines exploitées sont celles de Bareik)n, de Gogoron, le Socabon-del-Rey, au fond duquel les travaux pénètrent jusquà 200 vares de profondeur (168 mètres). Les mineurs sont payés par les trois quarts des produits de Vextraction; ils fournissent tout. Le Socabon-dei-Rey produit environ 200 carias par semaine ; les mines de l'Encino, de Sapotilla, extraient des quantités plus faibles. Quelques travaux abandonnés témoignent encore de Timportance des anciennes exploitations. Le tiro de Bigona mesure 3 00 vares de profondeur et forme un carré de Ix vares de côté; il traverse, sur toute cette hauteur, un porphyre cristallisé verdâtre, qui a soulevé les assises calcaires que Ion voit en couronnement sur le haut de la montagne.
Au N. O. de San-Luis-Potosi est situé le minéral de Guadalcazar, dont les travaux étaient abandonnés pendant Tannée 1866. par suite de la guerre. Je me rendis dans le nord de rÉtat pour visiter le minéral de Charcas, placé à 120 kilomètres de San-Luis-Polosi. Les mines sont situées à une faible distance de la petite ville de Chanas, au pied du Cerro-Temeroso. Les exploitations actuelles fournissent par semaine 800 cargos de minerais extraites de Minas- Grandes, et 1,200 de la mine de Santa-Rosa. Quatre haciendas en activité traitent^ les minerais par le patio et
quelquefois dans de grands cazos mus par manège. Les minerais sont d une réduction difficile. Avant de les traiter par lamaigamation à froid, on les fait griller, en les additionnant de sel , dans des fours à réverbères construits en adobes. La perte, au rendement, s'élève à ao pour loo de l'argent reconnu par l'essai. Quelques filons cuivreux, comme ceux qu'exploitent les mines de Guadalupe et de Guarisamey, sont situés sur le versant ouest du Cerro- Temeroso; ces filons fournissent les pyrites cuivreuses employées k la fabrication du magistral. La production des mines s'élève mensuellement à la somme de 16,000 piastres, et les lingots sont envoyés à la monnaie de San-Luis- Potosi.
Le minéral de Charcas-Viejas, abandonné depuis longtemps, occupe le fond d'une cuvette située à quelques kilomètres des mines actuelles; le terrain, formé des mêmes calcaires gris qui se trouvent à Cbarcas , est coupé par de nombreux filons, qu'il est facile de suivre aux traces qui proviennent des travaux entrepris par les anciens. Ces excavations ne pénétrèrent qu'à 10 mètres de profondeur; l'abondance des eaux arrêta les travaux, et bientôt les mineurs, constatant, à cette profondeur, une diminution de richesse, cessèrent de lutter contre Taffluence des eaux. Les mines avaient été, avant la conquête, exploitées par les Chichimèques , comme le prouvent des outils de pierre rencontrés dans les galeries. La tradition rapporte que Don Juan de Onate, fondateur de Charcas, y fut attiré en 167 A par la connaissance que les Indiens lui donnèrent de ces exploitations.
Je vis encore à Cbarcas la masse de fer météorique pesant 780 kilos et autrefois décrite par M. Burkart. Elle orne aujourd'hui les galeries du Muséum.
Le district métallifère de Charcas renferme dans son territoire d'autres mines, telles que celles de San-Garlos et de Sabino, qui produisirent autrefois des quantités énormes d'or et d'argent. Aujourd'hui il n'y a que trois mines en exploitation, produisant par semaine une extraction de 1,000 cargos (i38 tonnes], rendant 6 onces chacune et coûtant, comme frais d'extraction et traitement, 5 piastres par carga ( 1 82 francs la tonne).
Le minéral de San-Diego, complètement abandonné, se trouvait sur les hauteurs voisines de Charcas- Viejas; les minerais y furent très-abondants, mais, d'une teneur faible. Le minéral de Las Cuevas, les mines du Gerro-de-Goronado et celles du Gerro-de-la-Sierpe contiennent des filons d'argent, de cuivre, d'antimoine et de cinabre, dont on a tenté l'exploitation à diverses époques , mais sans y entreprendre d'exploitations sérieuses.
Le centre le plus intéressant de la production minérale, dans l'État de San-Luis-Potosi , est la Sierra-de-Catorce. La découverte des filons qui enrichirent Zepeda, Parodi, le padre Flores, l'arriero Zuniga et les familles Obregon, Davalo, Aguirre et Gordoa, ne date que de 17761 et les mines sont aujourd'hui bien délaissées. Les exploitations de la Veta- Madré, autrefois si importantes, fournissent à peine quelques centaines de cargos par semaine. Le filon parallèle, dit VetO'de-Milagro ou de Son-Agnstiny a conservé plus d'activité dans ses travaux. La principale exploitation, celle de San- Agustin, reprise par une compagnie assez puissante, exploite les anciennes mines de Refugio, de Milagro, de San- Agustin. En i855, en moins de trois mois, ces mines donnèrent un bénéfice d'un million et demi de piastres, provenant de chantiers situés de 2 à 3oo vares de profondeur. Dans un autre chantier, placé à l'ouest du puits de Mi-
lagro, à i3o vares de la surface, quelques minerais donnèrent jusqu'à 70 pour 1 00 d*argent. La moyenne de cette même année i855 fut de 5 à 6 marcs par carga (8S3/i à 1 kilogrammes d'argent par tonne ).
Cette grande richesse des minerais ne se maintient pas dans les travaux que Ton poursuit actuellement; mais elle était autrefois un des caractères presque constants des filons de Catorce.
La Veta-de-Miiagro est dirigée N. O. à S. E. et incline au N. E.; elle occupe la position d'une faille, et se trouve avoir pour toit un étage de calcaire gris appartenant au trias, et pour mur des grès bigarrés, qui, dans la stratification générale, sont inférieurs à l'étage précédent. Les eaux sont abondantes et nécessitent l'installation de machines à vapeur.
La Veta-Madre , dans son cours moyen , se poursuit au nord parallèlement à la précédente , et en est séparée par une distance de i,5oo mètres; elle a la même inclinaison. Ses salbandes sont entièrement comprises au milieu des calcaii*es. Ses deux extrémités s'infléchissent vers le nord et donnent aux affleurements la figure d'un arc de cercle de plus de & kilomètres de développement. Al'extrémité nord, ce filon rencontre un croiseur; c'est en ce point que fut découverte la mine du padre Flores, dans laquelle fut réalisé, en moins de trois ans, un profit de plus de 6 millions de piastres. Le filon parait ensuite stérile sur près de 2 kilomètres vers le sud; puis on rencontre la série condensée des exploitations de Gompromiso, Zacarias, Estrella, Guadalupito, Goncepcion la plus profonde de toutes (32 5 mètres), les mines de la Prisca, Guadalupe, San -José, et enfin la fameuse exploitation de la Purissima. Ges deux dernières sont les seules qui aient conservé un semblant d'activité. Les travaux
de la Purissima ont atteint une profondeur de 35o mètres; la teneur moyenne des minerais qu on en extrait s'élève à 6 onces par carya (l^aoo par tonne). Ces minerais se composent d*osp6ces sulfurées destinées au traitement par fusion, d'argent natif que Ton retire par lamalgamation à Tarràstra et de minerais chlorurés et bromures destinés au bénéficie de cazo. L'extraction totale ne dépasse pas i ,000 cargas (i38 tonnes) par semaine.
La Vela-Madre est formée de plusieurs corps parallèles , séparés par des gangues stériles; elle présente, en outre, beaucoup de veinules latérales. L'abondance des minerais se trouve à lest, cest-à-dirc vers le mur. La dernière veine, sous le toit, oflrc des enricliissements disposés en cheminées tortueuses au milieu de gangues compactes; la gangue dominante est le spath calcaire, puis vient le quartz. Dans ce dernier se rencontre ordinairement Taisent natif.
La plata-azul (argent bleu), minerai particulier de Catorce, qui parait être un carbonate double d'argent et de cuivre, se traite d'abord nu cazo : pour 3 cargos de minerai, on met une cuartilla^ de sol, puis on ajoute sept fois la quantité de mercure qui représente le poids de l'aident à extraire. Après l'amalgamation à chaud, les lamas sontlavées à la planilla^; on en extrait les polvillos^, que l'on traite ensuite par Tamalgamalion à froid.
Cette opération se conduit de la façon suivante : on ajoute deux arrobes de sel à 3 cargos de polvillos, puis on introduit i à 2 livres de mercure; on mêle et on fait du tout un tîis élevé [montoncillo). Tous les huit jours on
* CuartUla, un quart d'an-oba, soit 2^,86.
* Planilla , table dormante inclinée.
^ Polvillo.f, particules nii'talli(ïues échappées au\ réiKliuus précédentes.
fait un repcLso, qui coûte un réal^ pour chaque tas; on fait aussi sept à huit repassages pour achever le traitement. Les réactions marchent plus vite en été qu en hiver.
Au pied du versant qui sétend au nord du tiro de Purissima a été ouverte ia galerie connue sous le nom de Socabon-de-la-Laz; cette galerie, de 1,100 mètres de longueur, recoupe successivement les filons de la Luz, de San-Gabriel , del Jardin , de Rayon , de San-Mathias et de San-Teodoro, dont les directions sont comprises entre le sud et Fouest. Ce beau travail facilite Técoulement des eaux et Tattaque des filons au-dessus du niveau de la galerie. Le projet primitif fut formé en vue de pénétrer dans les travaux de la Purissima et de rendre plus facile Tépuise ment des eaux et le transport des minerais de cette mine; la distance qui reste à franchir est à peine de 1 00 mètres. L*exploitation des minerais est assez active dans les divers filons rencontrés au Socabon-de-la-Luz ; une belle route permet ensuite de les transporter jusqu*au Gedral, où sont situées les usines.
On a tenté un autre percement de galerie parallèlement à la précédente et à 1 ,200 mètres au N. O. Le Socabon-de- Dolores, dirigé sur la mine de Compromiso, devait avoir près de 2 kilomètres pour atteindre la Veta-Madre; mais, dans son parcours, il allait recouper Tcnchevêtrement de filons dont on aperçoit les affleurements sur la curieuse montagne nommée Barriga-de-Plata. Les travaux du percement, entrepris siu* une trop grande section, ont ruiné l'entreprise et se sont arrêtés à 700 mètres, juste au point où on allait atteindre les premiers filons.
La production du district de Gatorce et de Gharcas, de
^ i)<fa/, huitième partie de la piastre o^67.
i856 à i863, fut, en moyenne, de a millions et demi de piastres par an. Depuis cette époque on a établi un hôtel des monnaies qui na fonctionné que pendant Tannée i86â. On y a frappé 1,200,000 piastres.
 25 ou 3o kilomètres de Gatorce, et dans un profond ravin situé vers le pied de la même sierra, on a tenté, sous le nom de minerai de la Maroma, Texploitation de plusieurs filons. Les minerais semblent abondants, mais les eaux y gênent tellement les travaux, qu*il est à craindre que ron ne puisse s*en rendre maitre avec les moyens du pays, c'est-à-dire par Tépuisement au manège eflectué en se servant de grandes poches de cuir formées de deux peaux de bœuf cousues ensemble.
GOANAJLATO.
L*Ltat de Guanajuato est en tous points un des plus dignes de fixer lattention. Sa surface, qui mesure 3 1 ,600 kilomètres carrés, est partagée entre des plaines fertiles, telles que le Bajio, le Val de Santiago, et des massifs montagneux, comme la Sierra-Gorda et celle de Guanajuato, remplies toutes deux de riches filons. La population, qui compte 876,000 habitants, voués aux cultures et à Texploitation des mines, en fait l'Etat le plus peuplé et le plus prospère. Cette population se partage, comme races, en
Européens (Espagnols, Anglais, Français) Sag
Indigènes (Indiens Otomis et Tarrasques) i5i,93a
Métis 721,812
Total. , . 87^,073
La division territoriale la répartit de la manière suivante:
DISTRICTS. PARTIDOS.
( Guanajua(o,laCruz, Irapualo. )