NUMÉRATION DES APACHES
Ils manquent également de chiffres pour noter les nombres. Ils n*auraient besoin que de quelques caractères, car leur numération est décimale, comme on peut en juger par leur manière de compter depuis i jusquà 9,000.
i3 thra'Sàtta.
\U ti-sàtta, i5 (utla-sàtia.
1 ia-tchlé.
a naqaé.
3 thrë.
U ti.
5 astla.
6 costang ou hostang.
7 costsiui.
8 sApi.
9 costhai.
10 cones-nau.
1 1 cla-sàlta.
la nagni'tàita.
16 hostan-sàtta.
17 costsi-sàtta,
18 sâpi'Sâtta.
19 cotthà'Sàtfa.
20 natiin ou nat-tin.
a i nattin ichlà.
a a nattin nagai.
a 3 nattin thré,
a 4 nattin ti.
a 5 natlin asila.
a 6 naitUn hostang.
a 7 naitiii casidi.
a 8 naitin-iâpi,
a 9 natUn-coiihai,
3o thrà'tin.
3i thré-tchlà.
3 a thré-naqui,
39 tArtf-coff^f.
40 tis-tin.
ài tUuhlà.
. . etc. etc
5o aitla-tin.
5i astla-iin ichlà,
. . etc. etc
60 cùttang-tim.
61 coitang-tin. tcklà,
. . etc, etc
70 castsi'tin.
71 castsi'tin''tcMà,
. . ffc. etc
80 sâvi'tin.
On peut ajouter 1 ,000
81 sâvi'tim tcklà.
90 costkà'tiiL
91 cotthà-tin tcklà.
100 conès ntUtim.
101 conès nattin tcklà.
I oa conès nattin naqui,
. . . . . ... etc. etc
1 10 cla sàtia-tin (11 X 10].
lao naqui sâtta-tin (la X 10].
i3o tkra sàtta-tm, (i3 X 10).
i4o ti sàtta-tin ( là X 10).
i5o astU sàtta-tîm (i5 X 10).
160 costang sétta-tim (i6x 10).
. . . etc, etc (. . . X 10).
aoo naqain conèsnattin (a X 100).
3oo tkra conès nattin (3 X 100).
4oo tin conès nattin.
5oo astlan conès nattin.
600 costan conès nattin.
700 costsin conès nattin.
800 sâpen conès nattin.
900 costhain conès natlin.
conesnau conès nattin (10 X loo).
nattin conès nattin (ao X 100).
tkra tin conès natlin.
tis lin conès nattin.
astla tin conès natlin.
coslhatin conès nattin.
INDIENS SONORIENS.
La Sonora , sur une population totale de 1 00 à i o5,ooo habitants, compte près de la moitié en Indiens répartis par tribus dans des territoires particuliers. Ces populations sont
de deux espèces : celles qui habitent les pueblos ou villages sont appelées puebléennes; les autres sont nomades ou barbares. Les premières comprennent les Yaquis, les Mayos, les Opatas et les Pimos ou Pimas; les secondes sont les Serîs et les Papagos.
Yaquis. — Ces Indiens sont les plus nombreux et les mieux organisés. On évalue leur population à 12,000 âmes ; ils habitent les parties moyenne et basse de la vallée du Rio-Yaqui, où ils s adonnent aux travaux agricoles. Doués d'un naturel tranquille et de mœurs laborieuses, ils sont très -attachés à leur sol, dont ils interdisent Faccès aux étrangers. Ils vont cependant au loin engager leur travail, dans les haciendas de la Sonora et du Sinaloa comme péons de la culture, ou dans les villes comme porte-faix et domestiques. Cet éloignement ne leur fait point perdre Tesprit de retour, et il est même rare qu'ils ne reviennent pas chaque année revoir leur vallée à Tépoque de la Saint- Jean. D'autres vont exploiter les mines d argent; on les rencontre jusqu en Basse-Californie, dans les districts miniers des environs de la Paz. Ce sont eux aussi qui cultivent les oasis de cette aride péninsule, et on les voit encore, sur les côtes, se livrer à la pêche des perles, dans laquelle ils se montrent intrépides nageurs et plongeurs habiles. D'un naturel aussi économe que laborieux, ils amassent ainsi en quelques années un avoir suffisant pour venir s'établir sur les bords de leur rio, y développer de nouveaux ranchos et augmenter leurs troupeaux de bœufs et de moutons.
Cette nation ne montra pas toujoiu*s la même placidité; elle résista vivement aux Espagnols. Les jésuites parvinrent à gagner ces barbares, puis à les grouper en cantonnements et en villages. Leurs mœurs s'adoucirent bientôt sous Tin-
fluence des travaux agricoles et pastoraux; cependant leur instinct belliqueux se réveilla lors de Tindépendance mexicaine par trois soulèvements successifs.
Leur organisation administrative est très-simple : il y a un gouverneur et un capitaine de milice dans chaque pueblo. Tous les hommes valides sont soumis à un cerlain état d'armement et doivent obéir à Tappel du chef militaire en cas d'urgence. Un alcalde mayor centralise le pouvoir ; c'est ordinairement un étranger désigné par le gouverneur de Sonora. Un capitaine général, nommé par la même autorité, exerce le pouvoir militaire. Leurs armes sont' lare et les flèches, comme dans toutes les tribus de TÂmérique.
On ne connaît pas exactement l'origine de cette tribu : son nom, Yaqai, signifie sacrificateur en langue nabuatl; on nommait ainsi les populations primitives toltèques, et ce nom est encore employé dans l'Amérique centrale pour désigner les races venues du nord.
M. l'abbé Brasseur de Bourbourg incline à reconnaître chez ces tribus les restes d'une population métisse, associée anciennement aux établissements des Toltèques, sur les rives du golfe de Californie.
Le langage des Yaquis est harmonieux et d'une grande douceur; c'est un dialecte de la langue caliita; on y trouve, comme dans le mexicain, des mots japonais et chinois.
Mayos, — Cette peuplade a la même origine que les Yaquis, avec lesquels elle fut souvent en guerre. Sans avoir les qualités des précédents, ces Indiens sont assez laborieux, quoique moins dociles, moins guerriers et moins intelligents. Cette peuplade compte environ 7,000 âmes; elle habite le cours inférieur du rio Mayo.
Opatas, — Ces tribus , nommées également Onav(i5, ont été soumises par les missionnaires. Elles occupent le haut des aflluents du rio Yaqui jusquà Tecoripa. Les Opatas sont au nombre de 5 à 6,000 Indiens de race pure, sans compter les mélis mexicains, qui atteignent pareil chiflre; et, si on y comprend les Pimas, qui leur sont alliés, on obtient le chiflre total de 18,000 âmes donné plus haut.
Les Opatas forment une population agricole comme leurs voisins les Yaquis. Leurs fréquents engagements contre les Apachcs les ont maintenus dans une disposition assez guerrière et ont fourni des preuves de leur intrépidité. Il parait probable que le nom d'Apache, qui est une désignation générique de tribus diverses appartenant à une même race, a été donné par les Opatas à leurs ennemis. En eflet, ce mot semble venir de lopata ahpa-chita, qui signifie mauvais chien ^
Pimas. — La surface occupée par les tribus de cette famille comprend , d*une part, le nord de la Sonora, depuis le rio Gila jusqu'à celui del Altar, sous le nom de Pima ou Pimaria alla, et, de l'autre, un territoire qui s*étend dans la région moyenne du rio Yaqui jusqu'au pied de la Sierra -Madré, et qui s'appelle Pimaria baja. Les Pimas, autrefois établis dans le district de l'Âltar, au N. O. de la Sonora, se soumirent h l'action et à la religion des Espagnols. Ceux qui voulurent y échapper pour conserver leur indépendance gagnèrent vers le nord , prirent le nom de Papagos et entrèrent en guerre avec leurs frères soumis, qui ne trouvèrent d'autre moyen de leur résister qu'en s'al-
' D. Francisco Pimentel , dans son Cuadro Jescriptivo y comparativo de las lenyuas indiyenas de Mexico , t. II« i865 ( Vfeiico), donne un vocabulaire opata (le deux mille mots.
liant aux Opatas et en allant occuper le cantonnement de la Pimaria baja.
A la famille Pima se joint la tribu des Cocomaricopas établis sur les rives du Gila dans ptlusieui*s villages.
Papagos. — Ils habitent la région de sable comprise entre le rio Sonora et celui del Âltar, et s*arrêtant suivant une ligne tirée d*Hermosillo à la Magdalena. Ils ont un caractère très-doux; ils sont peu agriculteurs, leur territoii^ ne s*y prête aucunement. Us vivent de chasse et de pèche dans un état presque barbare, et ne sont utiles que comme barrière aux incursions des Âpaches. La population s'élève à 8,000 individus.
Seris. — Cette peuplade, presque éteinte aujoiu*d*hui, et qui a toujours offert un caractère sauvage et indomptable, habitait les rivages du golfe depuis Guaymas jusqu*au rio- del Âltar; elle comprenait trois tribus : les Guaymas, les Tepocas et les Salineros. Leurs méfaits les firent poursuivre, et, à différentes époques, ils furent décimés et repoussés. Les restes, s*élevant à 5oo environ, se réfugièrent, il y a quelques années, dans l'île de Tiburon, et Ton assure qu'il n'en reste plus aujourd'hui que deux ou trois familles.
IDIOMES DES OPATAS ET DES PIMAS.
Les vocabulaires recueillis par M. F. Pinientel dans son ouvrage sur las lenguas indigcnas de Mexico permettent de faire quelque rapprochement entre les deux idiomes.
OPATA PIMA
Uri, pi. Urini
IIumat'Kama
liomine
Uriakka
II u ma t- Ka m adag a
Imuianité
OkI, pi. Non
Onni(j(jn
fcmmo
Oki machi
,pl.
Naukichi
Tuaia, pi.
lusia
Kuua
Kùna
mari
Xunâ
Hunâ (flunâga avoir du)
mais
Tût (laumissa
ancien )
Tasa
soleil , jour
Kara
Kokoni
corbeau
Guat
Duburim
terre
Mariguat
Oga
père
De Gual
Dada
mère
Chi
Siarh
matin
Gua (Gua
ka iiourrilure)
Koa
manger
NUMERATION DES OPATAS.
Cette imniération est dëcimale; cependant on peut y remarquer une tendance au système vigésimal.