REVENUS ET DÉPENSES
Maintenant, M. l’Orateur, nous arrivons à un autre point, le revenu et les dépenses pour l’exercice 1895-96. Le revenu pour l’exercice 1894-95, d'après ce qui a été retiré et ce qui reste à percevoir, sera, disons, de $33,800,000. L'amélioration estimée du revenu pour 1895-96—et c’est la preuve que j'ai foi en des temps meilleurs, et personne ne peut dire que c’est une estimation exagérée—est de $1,200,000. Ce calcul est fait d’après l'impôt tel qu'il existe aujourd’hui. Le revenu pour l’exercice 1895-96 sera donc de $35,000,000. Or, M. l’Orateur
Sir RICHARD CARTWRIGHT : Vous feriez mieux de diviser cette somme, suivant la coutume, Dites quelle somme proviendra des douanes, et combien de l’accise.
M. FOSTER: J'ai simplement pris le total en | bloc, et je n'ai pas ici les chiffres des trois item qui forment ce total. Les estimations pour l'exercice 1895-96 sont devant la Chambre, Le gouvernement a unanimement manifesté'le désir que, da: : les circonstances actuelles et jusqu'à ce que l'équilibre soit rétabli entre le revenu et les dépenses, les dépenses pour le prochain exercice soient réduites autant que possible sans nuire à l'efficacité du service public.
Or, l'examen de ces estimations fera voir qu'il y en à un certain nombre qui sont statutaires, et que nous ne votons pas, et qui, conséquemment, ne peuvent être modifiées. Il y en à d’autres que nous contrôlons jusqu'à un certain point, par exemple, le bureau de perception du revenu, mais qui ne sont contrôlables que jusqu'à un certain degré, parce que, si vous percevez des droits de douane, des droits d’accise, des recettes postales, des péages sur les canaux et les chemins de fer, vous devez entretenir ces services dans un état d’eftiacité égale au progrès du temps ; de sorte que bien que vous puissiez retrancher quelque chose de
ces services, il v en à d’autres qui ne sont pas contrôlables par le ministre des Finances ni par le gouvernement.
En retranchant ces services et les dépenses |tixes, il reste vraiment peu de chose à enlever, :et là encore en pratiquant l’économie vous devez avoir bien soin de ne pas détruire ou gêner des
services qui sont nécessaires au pays.
Que voyons-nous aujourd’hui? Il y[a une estimation pour l'exercice 1895-96, de $17,131,855, applicable à l'intérêt sur la dette, aux frais d'administration, au fonds d'amortissement et aux subventions fédérales, qui échappent à notre contrôle, Pour la perception du revenu il y à une estimation de $9,378,313, et c’est une forte déduction comparativement aux dépenses du dernier exercice, ces deux sommes formant $26,510,168. Il reste donc 10 ou 11 millions de piastres pour les dépenses qu’on peut appeler contrôlables,
Relativement à ces dépenses, un coup d'œil sur les estimations fera {voir qu’il n’y a pas une seule augmentation, sauf en ce qui concerne le ministère du Commerce, qui est un département nouveau, et même avec la légère augmentation qu’il y a eu l’année dernière, ce département n'a pas augmenté d'une façon indue, en ce qui concerne les écritures.
En sus de cela, les pénitenciers ont une réduction de $36,000—je cite des chiffres ronds. Le gouvernement civil, en tenant compte même de l’augmen-
tation considérable des allocations statuiaires, à subi une réduction de $30,000 ; législation, $200,000 ; arts et agriculture, $3,400 ; quarantaine, $33,000 ; immigration, #70,000 ; pensions, $814; milice, $263,398 ; chemins de fer et canaux, $183,058 ; travaux publics, $8875,325. Nous ce dernier chef nous dépensons depuis des années #2,000,000 par année en moyenne.
Lorsque le revenu était florissant et que le trésor était plein, nous nous sommes montrés généreux en accordant des crédits pour les traux publics du pays ; et l’histoire du présent gouvernement durant le temps qu'il à été au pouvoir depuis 1878, fait voir, je crois, qu'il à généreusement encouragé l'exécution des travaux publics, et qu’il leur a donné l’aide dont il pouvait disposer.
Mes honorables amis sourient quand on parle de travaux publics, mais si je peux me fier à ma mémoire, je crois que, lorsque mon honorable ami, le chef de l'opposition, en compagnie de mon hono- “able et brave ami de la Nouvelle-Evcosse, et de mon honorable mais un peu moins brave ami, le député de Lincoln (M. Gibson), et d'un ou deux autres messieurs, ont fait un pèlerinage à travers le Nord-Ouest et la Colombie Anglaise, ils ne se sont pas arrêtés à un seul endroit sans charmer les oreilles de ceux qui avaient si grande hâte de les entendre, avec la question : Y a-t-il ici un endroit quelconque qui a besoin de travaux publics? et si la réponse était que vous devez l'avoir, et si le parti libéral arrive au pouvoir vous pouvez vous attendre à traités avec justice.
Il y à eu une réduction de $32,000 sur les subventions pour le service postal ; service océanique et fluvial, $57,000. Phares et service des côtes, $67,000 ; pêcheries 20,000 ; service géologique, $15,000 ; Sauvages, %85,000 : cheval $155,000.
affirmative, on disait alors, je crois
être
police à
M. MILLS (Bothwell): Comment faites-vous cette économie ?
M. FOSTER: En réduisant le personnel, sans nuire à l’efficacité de la police en ce qui concerne Cette réduction est devenue possible pour deux raisons. En premier y à quelques années lorsqu'il fallait faire venir de loin le bœuf et autres articles alimentaires, le coût en était très élevé. Aujourd’hui, tous ces articles sont produits dans le pays, et le coût en a, en conséquence, diminué. Le corps de police est bien conduit, et le nombre des hommes en faisant partie jusqu’à présent a été de près de 900 ; on a décidé d’en diminuer le nombre suffisamment pour baisser la dépense annuelle à la somme mentionnée dans
les besoins réels du pays.
lieu, le coût des vivres diminue constamment.
l'être un peu plus.
sont considérables.
les estimations. Il y aura encore à peu près 700 hommes, qui seront munis d'armes perfectionnées, ce qui donne à une petite troupe plus d’efticaci € que ne peut en avoir un corps très nombreux sans ces arines.
Sir RICHARD CARTWRIGHT: Je n'ai pas entendu d'explication concernant la réduction dans la milice.
M. FOSTER : Cette explication viendra plus à propos lorsque les estimations seront discutées et que le minis, sera présent. Je donne le total : $263,000.
Dans la perception des droits de douane, il y a une réduction de 850,000, accise, $#21,000 ; inspection et mesurage du bois, $25,000 ; chemins de fer et canaux, $21,000 ; ministère des Postes, $18,000 ; terres fédérales, $20,000 ; le tout formant une réduction dans les estimations pour le présent exercice, comparativement aux estimations pour l’année dernière, de $2,387,648. Maintenant, il y à une augmentation de $697,722 dans les dépenses fixées par la loi pour les raisons que j'ai mentionnées, l'intérêt accru sur la dette et l'administration de la dette formant la dépense principale.
M. MILLS (Bothwell) : Le bureau des terres :
Winnipeg est-il aboli ?
M. FOSTER : Nous n'abolissons pas le bureau des terres à Winnipeg, mais nous y introduisons l’économie, et nous diminuons les dépenses d’administration. En conséquence, nous avons une réduetion nette de $1,600,000 dans une estimation totale des dépenses, statutaires fixes et contrôlubles, et c'est tout ce que le gouvernement peut faire tout en assurant l’etticacité du service. Quelques-unes de ces dépenses peuvent difficilement être réduites davantage. Il est possible que d’autres puissent En ce qui concerne le gouver.
nement civil, je n’hésite pas à dire que les dépenses Nous les avons réduites considérablement cette année, et je suis certain de ne pas dépasser la vérité en disant que le gouverne. mont à l'intention d'examiner attentivement la question, et de faire toutes les économies possibles en ce qui concerne le gouvernement civil.
Sir RICHARD CARTWRIGHT : Avant que l'honorable ministre passe à un autre sujet, je désire lui rappeler le fait qu'ila promis de dire quelles seraient les estimations supplémentaires nécessaires pour le présent exercice. De fait, il a promis de les déposer sur le bureau.
M. FOSTER : Oui.
Sir RICHARD CARTWRIGHT : Avant d'en finir avec les estimations, il vaudrait mieux qu’il nous fit connaître ce qu’elles sont,
M. FOSTER : Je ne peux pas le dire à mon honorable ami, mais j'ai préparé mes estimations pour les dépenses de cet exercice d’après le principe des estimations que nous adopterons,
Sir RICHARD CARTWRIGHT : Vous l'avez promis.
M. FOSTER : Eh bien! je l’ai promis, mais je ne peux pas tout faire en quelques jours.
Sir RICHARD CARTWRIGHT : Promettre et tenir sont deux
M. LANDERKIN : Alors, je comprends qu'il y aura des estimations supplémentaires pour l’année prochaine ?
M. FOSTER : J'ai déjà dit qu’il n’y en aurait pas. Revenons au revenu et aux dépenses pour v'exercice 1895-96. J'ai dit que le revenu prévu était de $35,000,000, le chiffre des dépenses est estimé à $36,834,458. Il est rare que les dépenses réelles atteignent le chiffre porté dans les estimations qui sont votées, et je me suis donné un peu de marge en estimant les dépenses pour le prochain exerciceà$36,700,000. Avecunrevenu de$35,000,000 et des dépenses de $36,700,000, il y auraun déficit de $1,700,000 dans les opérations de l’année.