‹ Exposé budgétaire [microforme] (volume 3)Chapitre 16 sur 28 · TUEUX · texte numérisé non relu

TUEUX

Maintenant, après avoir fait ces observations générales et spéciales au sujet du tarif, j'en viens aux articles eux-mêmes, l’annexe des effets imposés est celui des spiritueux et du tabac. Pour les tabacs nous n'avons fait aucun changement, pour les liqueurs spiritueuses nous n'avons fait aucun changement quelconque pour les boissons maltées nous avonsfait un changement. On doit serappeler qu’il y a deux ou troisans, lorsque j'ai entrepris,en face d’un revenu assez abondant, de réduire ce revenu de $3,500,000 ou plus, il m'a fallu avoir recours, pour un temps limité du moins, à quelques méthodes expéditives pour com-

Le premier article dans |

bler le grand vide dans le revenu, causé par la réduction de la taxe sur les sucres. J'y ai pourvu en imposant un droit plus élevé—quoique d’un degré faible—sur les tabacs ; en élevant les droits dans une faible proportion, sur les liqueurs spiri. tueuses tant à l'accise qu'aux douanes ; en élevant également l'accise sur les malts, portant l'accise qui avait toujours été dans le pays, à l'exception d'un trèscourt espace de temps, de un centin la livre à deux centins la livre, On a prétendu que c'était une augmentation très considérable, Voici comment les choses se sont passées : le malt, et congé. quemment les droits sur la bière dans ce pays furent portés àsept centins lorsqu'ils étaient de quatre centins en Angleterre, et de 35 centins dans les Etats-Unis. Depuis ce temps le revenu a largement répondu à ce qu'on en attendait. Le vide qui avait été fait a été rempli, et dans les circonstances, le gouvernement a décidé d'enlever un demi-centin parlivre des droits sur le malt, les luissant à un centin et demi au lien d’un centin qui avait été imposé depuis la confédération, à l'exception d'une année ou deux. La perte que devra en subir le revenu s’élèvera à environ deux cent mille piastres. Nous aurons probablement une certaine augmentation de revenu par la plus grande quantité de fabrication de malts, parce que, sous le régime de deux centins de droit sur le malt,la production a diminué jusqu’à un certain point, et on s’est servi de sucre et d’autres substances, qui, dit-on, produisent un article de qualité inférieure. Je laisse à mes honorables amis de la gauche le soin d'en juger eux-mêmes,

Sir RICHARD CARTWRIGHT: Quelle est votre propre opinion ?

M. FOSTER : Je ne suis pas un homme pratique sous ce rapport.

M. LANDERKIN : Alors vous avez quelquefois des moments de faiblesse,

M. FOSTER : Oui, mais je suis toujours assez franc pour reconnaître mes moments de faiblesse, D'autres ne le sont pas autant. Et je connais cer. tains honorables députés qui se montrent très irrités lorsqu'on leur signale des moments de faiblesse qui leur sont propres.

Sir RICHARD CARTWRIGHT: Voulez-vous nous dire ce que la commission de prohibition a à dire à ce sujet.

M. FOSTER: Je n'ai pas eu le plaisir de rencontrer la commission de prohibition, laquelle n’a pas encore fait rapport. ?

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