SUCRES
Passons maintenant aux articles des sucres et des sirops. Les droits imposés aujourd’hui sur les sucres, comme les honorables députés voudront bien se le rappeler sont de ;; sur les sucres raffinés et sur tous les sucres au-dessus du n° 14, type de Hollande. Les mélasses sont frappées d’un droit de 1 centin et demi par gallon, selon la qualité.
La décision du gouvernement au sujet des sucres, est celle-ci: Porter la couleur du type de 14 à 16, afin que, dorénavant, tous les sucres ne dépassant pas ces numéros, y compris le numéro 16, type de Hollande, seront importés en franchise ; tous les sucres bruts. Cela permettra l'importation en quantité considérable des Antilles d’une espèce de sucre de grande valeur, propre à la table et aux usages culinaires. En même temps, le droit protecteur, en ce qui concerne les sucres raffinés, qui est aujourd’hui de -; de centin par livre, doit être réduit de 20 pour 100, et le droit sera de ff. de centin.
M. CHARLTON : Vous avez regardé du côté de Washington !
M. FOSTER : Non; ils vont imposer un droit sur le sucre brut ; c’est-à-dire que le comité est arrivé à cette conclusion ; mais que sera-t-il fait ? Personne ne le sait.
M. CHARLTON : Ils n’ont que #; de centin de protection.
M. FOSTER : Non; la présente annexe, si elle est mise en vigueur, donnera une protection réelle de :t; de centin.
Glucose ou sucre de raisin, 1 centin et 4 par livre.
Sucre candi, qui intéresse tout le monde, et qui était de 1 centin et + et de 25 pour 100 auparavant, réduction à 35 pour 100.
La clause concernant les mélasses a été rendue plus sévère, afin d’y inclure, si possible, ce que, réellement, l’on considère comme de bonnes mélasses, et d’exclure de cette catégorie frappée d’un droit peu élevé, ce que l’on ne considère pas comme de bonnes mélasses, et les sirops de différentes espèces et de toutes qualités jetés sur le marché, dont quelques-uns sont bons et un plus grand nombre, mauvais. De sorte que, pour les mélasses l’on a fait une réduction aussi stricte qu'on pouvait le faire et l’on a fait une troisième classe pour les sirops de toutes sortes, produits de la canne à sucre ou de la betterave,
Sir RICHARD CARTWRIGHT: Dois-je comprendre que, d’après ce que dit l'honorable ministre, les droits sur les sucres seront, à dater d’aujourd'hui, de 4 d’un centin par livre, pour le n° 16, type de Hollande ?
M. FOSTER : Soixante et quatre centièmes.
Sir RICHARD CARTWRIGHT : C'est très près de +; c’est virtuellement la même chose. Et sur les mélasses, at-il dit que le droit serait de ñ; de centin par livre ?
M. FOSTER : Non; sur les mélasses d'une certaine qualité, il y a 1 centin et demi par gallon. Au-dessous de cette qualité, elles baissent rapidement et, en fin de compte, c’est ce que, dans les provinces maritimes, l’on ‘appelle ‘blackstrap,” mais je ne crois pas que l’on s’en serve, si ce n’est pour faire du cirage.