‹ Exposé budgétaire [microforme] (volume 3)Chapitre 25 sur 28 · COTONS · texte numérisé non relu

COTONS

Viennent ensuite les tissus, dont le premier est le tissu de coton. Les honorables députés voudront bien se rappeler que l’annexe relative au coton couvre un espace considérable et comprend un très grand nombre de spécifications différentes. On à essayé, et avec succès, je crois, de faire disparaître autant que possible la confusion à laquelle cela donne lieu, en rendant les annexes plus définies et moins nombreuses.

On propose d'imposer les droits suivants sur les cotons : Ouate en livres et en feuilles, teinte ou non, qui, auparavant, était frappée de droits combinés, un droit ad valorem de 224 pour 100.

Chaînes de coton et fils de coton, teints ou non qui étaient frappés de droits combinés, 25 pour 100.

Coton non blanchi, frappé d’un droit d’un centin par verge carrée et de 15 pour 100 ad valorem, 224 pour 100.

Tissus de coton blancs où blanchis, frappés d’un droit de 2 centins par verge carrée et de 15 pour 100, réduits à 25 pour 100 et les tissus de coton imprimés, teints ou colorés, que l’on importait en grande partie à 324 pour 100, ont été réduits à 30 pour 100,

Et c’est là l'annexe des cotons, environ cinq articles, articles très simples et qui évitent la confusion dans l'importation et l'estimation.

M. FLINT : Est-ce que cela comprend la toile à voiles ?

M. FOSTER : Oui, cela comprend la toile à voile, Tous les articles fabriqués de coton trouvent leur place dans l’une ou l’autre de ces annexes.

M. MULOCK : A:t-on cherché à faire des esti.

mations au sujet de la réduction ou du revenu ?

M. FOSTER : Non; si je faisais une estimation, ce serait simplement une conjecture et cela ne méri-

terait pas d’être discuté. Je ne saurais le dire.

Nousavons, après cesarticles, un autre item : celui des faux-cols et des manchettes en coton, en toile xylonite et des chemises de toutes sortes, item qu'il est très difficile de traiter.

C'est une industrie très étendue, qui à pris de très grandes proportions et qui a cela d’excellent, surtout dans la province de Québec, que l'ouvrage esten très grande partie distribué parmi les familles de cultivateurs qui demeurent dans le voisinage de ces manufactures, où les gages sont payés et où l'effet de cette distribution d'argent se voit dans l'amélioration générale du bien-être de la population. En ce qui concerne ces faux-cols, ces manchettes et ces chemises, il y a aussi une très forte concurrence, provenant non seulement des Etats- Unis d'Amérique, mais surtout de la métropole et de l'Allemagne. Le prix réduit de la main-d'œuvre sur le continent permet de fabriquer ces articles à très bon marché, et fait qu'il est presque impossible, entièrement impossible, suivant moi, aux fabricants de ces articles dans notre pays, de se maintenir, sans de grands avantages. En remaniant les droits sur les faux-c2ls, les manchettes et les chemises nous avons tenu compte de cette concurrence et de la distribution générale de l'ouvrage dans notre pays. Nur les faux-cols de coton, de toile, xylonite ou de cellulose, le droit, qui était auparavant de 24 centins par douzaine et 30 pour 100, a été réduit à 24 centins par douzaine et 25 pour 100. Le droit sur les manchettes de coton, de toile, etc., à été réduit de 4 centins par paire et 30 pour 100 à 4 centins par paire et 25 pour 100, Les chemises de toutes sortes, coûtant $3 ou moins la douzaine, sont frappées d’un droit uniforme de 25 pour 100 ad valorem, droit réduit, qui, je suppose, aura pour effet de sacrifier cette partie de l’industrie au bénéfice du producteur étranger, mais les chemises coûtant plus de $3 la douzaine, et portées par la classe aisée, sont soumises à un droit spécifique de $1 par douzaine et 25 pour 100, au lieu de $l par douzaine et 30 pour 100, Ce droit permettra, je crois, de garder la plus grande partie de l’industrie au pays, et on ne se plaint assurément pas ici que ces articles ne soient pus faits aussi bien et à aussi bon marché en Canada que dans les autres pays. Les vêtements et autres confections en coton qui étaient frappés d’un droit de 35 pour 100, seront soumis à celui de 324. Crêpe noir, 20 pour 100, Le droit sur les tissus en velours, velvantine et peluche est porté de 20 pour 100 à 30 pour 100 pour le revenu. Le droit sur les sangles est fixé à 20 pour 100, au lieu de 25. Les jeannettes et les coutils ont été importés par les fabricants de corsets moyennant un

droit spécial de 20 pour 100, et il en entrerait moyennant le nouveau droit de 30 pour 100, mais nous avons jugé qu’il valait mieux les soumettre à un droit spécial de 25 pour 100.

Le droit sur les dentelles, millerets, soutaches, franges, broderies et autres articles semblables est réduit de 35 à 30 pour 100, non parte que nous avons cru bon de faire baisser particulièrement le prix de ces marchandises, vu qu’elles sont des marchandises de luxe, mais parce que nous avons pensé qu'un droit de 30 pour 100 rapporterait plus qu’un droit de 35. Le droit sur le fil de coton à coudre, en échevaux ou sur tubes, noir, blanchi ou non blanchi, qui était de 124 pour 100, à été élevé à 15 pour 100, tandis que le fil de coton à coudre et le coton À crochet sur bobines où en balles, reste soumis au droit de 25 pour 100. Nous avons considéré que 10 pour 100 suffisaient pour le bobinage : nos recettes seront un peu plus élevées, tandis que le prix ne le sera pas pour le consommateur. Ficelle et cordage de coton de toute espèce, 25 pour 100. cordage non spécifié ailleurs, 30 pour 100. Le droit sur le fil d’engerbage, qui a été réduit à 124 pour 100 l’an dernier, reste le même. C’est réellement un faible droit, et cet article ne se trouve pas beaucoup protégé maintenant que les divers gouvernements le font fabriquer dans les prisons. Le droit sur les lacets de chaussures est de 30 pour 100. Le droit sur les hamacs et les filets pour jeu de paume de pelouse est de 30 pour 100, et sur les damas, les essuie-mains et les voiles pour bateaux et navires, il est de 25 pour 100. Les poches ou sacs de chanvre, toile, coton ou jute, qui étaient soumis à une demi-douzaine de différentes sortes de droits, sont frappés maintenant d’un droit uniforme de 20 pour 100. Les droits sur les poches ou sacs de chanvre, lin, coton ou jute et tous articles en lin et en chanvre, sont de 20 pour 100. Toile de jute, teinte ou blanchie, ou calandrée, 10 pour 100. Les droits sur la soie restent les mêmes. Les velours de soie et tous les articles de soie ouvrée et les rubans sont frappés du même droit de 30 pour 100,

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