‹ Exposé budgétaire [microforme] (volume 3)Chapitre 9 sur 28 · DE COX · texte numérisé non relu

DE COX

Mais il y à autre chose à considérer, c’est qu’en Canada, la politique nationale, en ce qui a rapport à son côté protecteur, n’a pas été préjudiciabie à la classe des consommateurs, en ce qui concerne les principaux articles de consommation, et je désire, pour un instant, attirer l’attention de la Chambre sur ce point. Quels sont ces articles? Les produits principaux de consommution dans le pays ont été protégés dans ce sens que la politique de protection a prévenu sur le marché toute démoralisation périodique et partielle ; c'est là son mérite, c'est la valeur des principes de la protection en ce qu'elle s'applique aux produits principaux du pays, qui sont produits en abondance. Voyons ce qu'il y à de vrai en cela. Du bois, de la brique et de la pierre, qui sont les articles priucipaux dans la construction, le pays a un excédent, et le prix de ces articles n’est pas élevé. En matière de combustible, le hois et le charbon ; le premier abonde partout, le second dans diverses parties du pays ; et depuis 1887, le seul combustible manquant à la population, le charbon anthracite est sur la liste des articles admis en franchise. De sorte que, aujourd’hui, le combustible dont le peuple de ce pays a besoin est exempt des taxes de la politique nationale,

Sous le rapport des articles principaux d’alimentation, les légumes, les grains, les fruits, la viande, 1es produits laitiers, tout cela est produit en abondance dans ce pays, et la politique nationale ne les accable pas d'impôts. On les produit ici, on les produit en abondance, et en ce qui concerne l'énergie et la puissance du peuple, elles ne sont aucunement gênées par la politique nationale.

La politique nationale a aussi mis sur la liste des articles admis en franchise, le thé, le café et le sucre

—avantage que n’ont pu donner les honorables députés de la gauche sons le régime de leur politique de revenu—et des millions de piastres de taxes ont été retranchées sur ces articles, au bénéfice de toutes les classes de la population, surtout la classe pauvre. Sur ces articles, la politique nationale n’a pas été dure pour le peuple.

Voyons muintenant les articles de vêtement : les chaussures sur lesquelles il y à un droit de 25 pour 100. Tout le monde sait que ces articles faits en Canada sont d'aussi bonne qualité et se vendent aussi bon marché que partout ailleurs. Sur les cotonnades, le droit à été d'environ 28 pour 109, et aujourd’hui, en tenant compte de la qualité et du coût, on peut acheter ces articles dans le paysà aussi bon marché que partout ailleurs.

Quelques VOIX : Non.

M. FOSTER : En tenant compte de la qualité et du coût, je dis que oui. On m'a montré deux pièces de coton, du coton blanchi.

M. CASEY : Non.

M. FOSTER : En réalité, oui. L’honorable député peut ne pas avoir vu cela, mais je l'ai vu. Une de ces pièces était du coton canadien, l’autre du coton étranger, elles paraissaient absolument de même qualité; mais si vous déchiriez le coton étranger, vos manches d’habit devenaient couvertes de craie, tundis que dans le coton canadien vous trouviez la fibre forte et ferme.

Prenez les lainages du pays. Il n’y a eu sur ces articles qu’un droit de 30 pour 100, et les consommateurs canadiens ont eu un article de bonne qualité et à bon marché.

Prenez mène le fer en usage dans le pays, au sujet duquel mon honorable ami a déclaré une guerre sans relâche, au sujet duquel il a déclaré, que le jour où il arriverait au pouvoir il abolirait tout droit. L’honorable député fait un signe d’approbation à cette partie du principe de son tarif, unique approbation que j'aie pu obtenir de lui. Mais, M. l'Orateur, mon honorable ami, qui n’a probablement pas étudié la question, sera peutêtre surpris d'apprendre que le droit ad valorem sur les importations du fer, l'année dernière, ne s'élève qu'à 22 pour 100. Ainsi, même avec ce droit inique, dont on parle tant, sur le fer, à prendre les importations en général, la moyenne du droit ad valorem, l'année dernière, s’est élevée à environ 22 pour 100.

Voilà les quatre principaux articles fabriqués et je dis que sous ce rapport la politique nationale n’a pas fait tort au peuple canadien, en ce qui concerne la consommation de ces articles,

M. LAURIER: Assurément, vous n'allez pas modifier ce tarif si parfait.

M. FOSTER : Mon honorable uni voudrait que je lui dise deux heures d'avance ce que je vais faire.

M. LANDERKIN : Les chances sont encore leS

mêmes.

M. FOSTER : Elles sont les mèmes. Maintenant, arrivons aux articles de luxe. La taxe, sous la politique nationale, n’a pas été excessive, le droit sur les articles de luxe est un droit raisonnable et | que le peuple eut eu à payer, sous tout tarif, dans | sa contribution au service public.

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