DONNÉES RELATIVES AUX INDUSTRIES
L'honorable chef de 1a gauche hésite à accepter | certains chiffres du recensement. C'est un écléctique. Il ouvre la sainte Bible, prend une partie de | la doctrine et dit : Cela me va ; je crois en la divinité let en l'inspiration des Ecritures. Puis il tourne un |feuillet, Ah! cela ne lui va pas, et il s'écrie: Je ne crois pas en la divinité ni en l'inspiration des Ecritures. Il prend les tableaux du recensement, et lorsqu'il entonne son chant funèbre à propos de l'émigration et qu'il en prouve la raison d'être à même les données du recensement, oh ! alors le recen- | sement est divinement inspiré et d’une exactitude dogmatique. Il n'y à pas alors le moindre doute au sujet de son exactitude, mais lorsqu'il en vient aux donnéesrelativesaux industries, compilées d'aprèsles mêmes règles, par le même personnel absolument, publiées par la méme imprimerie et sous la direction du même gouvernement, il déclare que ces données ne sont que scélératesse et dissimulation et qu'iln'en veut rien accepter. Mais il ne saurait en agir ainsi. Il en est du recensement comme de la politique nationale dent il parle si souvent et qui, à l'entendre lui et ses partisans, doit rester ou disparaître en son entier. Le recensement, de même, doit rester ou disparaître en son entier et mon honorable ami ne peut pas, selon les besoins de son argumentation, accepter ce qui fait son affaire et laisser de côté ce qui ne fait pas son affaire. L'honorable chef de la gauche dit qu'il se peut qu'il y ait eu—le recensement établit qu'il y à eu— une différence en plus de $92,000,000 dans le capital des établissements industriels ; mais il dit que nous ne savons pas combien ce chiffre comprend d'actions majorées et de capital perdu auparavant. | Je suppose qu'en remontant à 1881, il pourrait faire |les mêmes remarques au sujet du recensement fait
cette année-là. Se levant alors dans cette chanibre et considérant le chiffre moins élévé du capital placé dans l’industrie, il aurait pu dire : Vous ne savez pas si ces données sont exactes, on non, ce chiffre représente en grande partie des actions majorées ; il n'indique pas le capital perdu auparavant. Ces données s’égaliseraient. probablement. Si ces remarques vulent en 1891,elles doivent valoir appliquées au recensement de 1881, et après tout, je crois que la déduction moyenne serait à peu près jnste,