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sonnables, combler l'écart entre le revenu et la dépense re moins de payer une partie de nos dépenses occasionnées p ‘la guerre. Etant données ces circonstances, je n'hésite pas à proposer à la Chambie que nous emprantions le plein montant requis de ce chef. Le Gouvernement fédéral a toujours justifié les emprunts publics imputables sur le capital, en invoquant le principe que l'exécution d'entreprises permanentes est toujours à l’avantage des générations futures auxquelles on pourra “emander à bon droit d’acquitter l'intérêt sur la dette contractée pour ces travaux. Si cette théorie est exacte—et autant que je sache, cr ne l’a jamais mise sérieusement en doute—nous n’avons aucun motif d’hésiter à emprunter pour satisfaire aux frais de cette guerre, parce qu’un emprunt contracté dans ces circonstances a pour but d'assurer aux générations futures, ce qui est infiniment plus précieu: que toutes les considérations matérielles, la conservation de nos libertés nationales et individuelles et les prérogatives constitutionnelles conquises par nos ancôtres après des siècles de luttes et qui resteront notre apanage pour toujours. C’est done l’intentisn du Gouvernement de maintenir nos conventions avec les autorités impériales dans le but de nous procurer l'argent dont nous avons besoin pour les frais de l: guerre.