‹ Exposé Critique de la Philosophie de BerkeleyChapitre 108 sur 181 · Siris, S · texte numérisé non relu

Siris, S

3. De motu, $ 30. Cf. leo! Loyñe, I, 2: « Avaka/dpus 02 movos Graf onsuv elvas roy voby al nouvov odfey ouev) roy SA AW Eye. »

4. De motu, $ 53. H:o? Lys, IL, 3, Cf. commentaire de Themistius sur le De anima, I, 10, 11, 12.

5. Cpl. B., p. 16, 40; 49, 51, 52, 53.-Ileoi duc, II, 5. « Oùroc 6

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le De anima ét la Physique, peut-être n'est-il pas téméraire de supposer que c'est Aristote qui fut le premier à le réconcilier avec les formules de la philosophie grecque. L'influence du De anima en particulier peut avoir été capitale. Aristote, ainsi que Locke et Berkeley, considère l'esprit, en tant que passif, comme une table rase 1. Sa. théorie du voÿs raünrixos est donc de nature à satisfaire le sensualisme de Berkeley, commèe sa théorie du voës druÿas ses tendances spiritualistes. La formule Nihil est in intellectu quod non prius fuerit in sensu, nisi ipse intellectus résume aussi bien Berkeley qu’Aristote. A l’intellect passif d’Aristote correspondent les idées, états passifs de l'âme; à l'intellect actif, qui n'est pas une faculté, mais un être actuel (oÿoiz éveojtio 6), l'esprit qui perçoit les idées, et qui, simple, indivisible, actif, ést un être, une substance. Etant donnée la tendance de Berkeley à retrouver chez les anciens sa propre pensée, il n'est pas téméraire de supposer qu'il ait identifié le vods araÿs avec sa propre conception du sujet connäissant, en soi volonté, et que c’ait été là sa première adhésion aux doctrines de la philosophie antique. É

Cette hypothèse prend plus de force encore, si l on observe que dans l’A/ciphron, parü en 1732, l'Ethique à Nicomaque, la Grande Morale et la Morale à Eudème sont mentionnées ou mises à contribution ? en même temps que la République, le Phèdre etle Protagoras*. 11 semble done qu'attiré vers Aristote par ses méditations sur le mouvement, Berkeley se soit engagé à sa suite dans l'étude de la morale, et qu'il ait ainsi préludé à un commerce plus étendu avec la philosophie antique. On peut remarquer à ce sujet, quoique de telles

1. Siris, $ 308. Cf. commentaire de Themistius sur lé De anima I, 16. L'idée que l'esprit èst capable de recevoir toutes les formes et n’en possède par conséquent aucune en propre a .été précisément interprétée par Berkeley dans le sens de son propre idéalisme. (Siris, $ 30. Voir plus haut, pp. 146 et suiv.)

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