‹ Exposé Critique de la Philosophie de BerkeleyChapitre 109 sur 181 · H 1617221 NI · texte numérisé non relu

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remarques soient bien loin d'être décisives; que Plotin n'est nulle part mentionné dans l’A/ciphron, alors que les discussions du troisième dialogue sur le beau, et les discussions théologiques des dialogues suivants étaient assez propres à l'évoquer, si Berkeley l’eût connu.

Pour ces motifs, il semble que la philosophie ra de Platon et d'Aristote ait préparé Berkeley aux intuitions mystiques de la Siris. Nous le voyons en effet dans l’A/ciphron opposer la morale d’Aristoie à la morale mondaine des Æbertins, d’une manière qui nous fait saisir sur le vif les démarchies de sa pensée. Il remarque que dans une société d'êtres raisonnables, agissant sous l'œil de la Providence, et concourant, suivant les lois établies par elle, à un même dessein qui est le commun bonheur de l'ensemble, en sorte que chacun s'y considère non comme un individu isolé, mais comme un membre de la cité de Dieu, la sagesse et la vertu ne font qu'un !. La morale antique qui unilinséparablement la vertu et le bonheur lui paraît donc s’accorder avec les principes généraux de son propre système, et par conséquent avec ceux de la religion que son Système a pour objet de défendre. Lui-même le dit expressément. La conception d’Aristote suivant laquelle le parfait homme de bien (xa)0< xdyxüs) recherche la vertü pour elle-même et l'aime pour sa seule beauté suppose l’existence d'une Providence ?, et d'autre part le fait que la grande masse de l'humanité, cédant à la force plutôt qu’à la raison, est plus touchée par les châtiments que par la beauté de la vertu (£npiats à 76 xx@), est de nature à justifier la morale théologique, contre ceux qui prétendent détruire les craintes et les espérances de la vie future en vue de rendre les hommes vertueux sur le seul principe de la beauté de la vertu #*.

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