‹ Exposé Critique de la Philosophie de BerkeleyChapitre 111 sur 181 · République, X, 613, A · texte numérisé non relu

République, X, 613, A

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3. République, X, 611, E « ...s Eoyyerñs 062 th ve sie xa?. &Üaväte Lai To Get ÜVTL... »

4, Alciphron, VI, 12,

tion qui lui est chère parce qu’elle est au cœur même de son système. Pour lui, la cause est distincte de ses effets : le pouvoir universel est un esprit réellement existant et transcendant par rapport aux choses corporelles et sensibles qu'il fait apparaître en nous. Pour Platon et Aristote, Dieu est également distinct du monde et s’il pénètre la nature, cette pénétration doit s'entendre, non dans le sens d’une extension,mais comme l’action d'une force partout présente. C’est donc sa propre théorie de la Causalité divine que Berkeley entrevoit dans la théorie de l’Idée cause finale et du premier moteur immobile. Cette théorie du premier moteur, en particulier, qui figure dans le huitième livre de la Physique, plusieurs fois cité dans Le De motu, et dans le douzième livre de la Métaphysique, plusieurs fois citée dans la Séris 2, a bien pu l’amener à développer une idée qui n'était qu'implicite dans son système, celle de l'attrait exercé par Dieu sur ses créatures. Pour Aristote, « l’acte éternel qui fait la vie du monde est le désir éternel du Bien; le principe du désir est la sensation, l'imagination ou la pensée qui en manifestent l’objet comme le bien auquel il faut tendre » *, Pour Berkeley la sensation, dans son rapport à notre volonté, est un signal d'action fait par Dieu qui se trouve être ainsi le premier moteur immobile de l’entendement et de la volonté aussi bien que de l'univers.

Dès lors, rien ne s'oppose à ce que Berkeley retrouve chez les anciens sa propre doctrine du monde système de signes. Marsile Ficin l'y invite dans l’appendice au commentaire du Timée : Summa causa est finalis…. naturales qualitates non sunt causæ rerum, sed instrumenta quædam efficientis providentiæ ad certum finem bonumque omnia

1. Siris, $ 328 CE. S 307, où Berkeley se réfère au IX° livre de la Métaphysique d'Aristote, et le $ 167, où il se réfère au De mundo.

2 <2286,307, 312, etc,

3. Ravaisson, Métaphysique d’Aristote, 3e P. TITI, ch. 11, (t. [, p.570 et 571). Cf. De anima, IX, 9, 10.

ES

dirigentis !. » Aussi la Siris approuve-t-elle l'opinion de Plotin que la divination est comme une lecture de signes nàturels, révélateurs de lord re du monde: celui qui prévoit les mouvements d'une planète ou les effets d’un remède le fait, pourrait-on dire, par une divination naturelle ?. Un autre passage nous dira que les pythagoriciens et les plaloniciens ont eu-la notion du vrai système du monde, en considérant les causes physiques comme des instruments ou plutôt des signes *. Mais par là même, Berkeley se trouve conduit à approfondir, à la suite de Platon, sa théorie de la connaissance scientifique. Nous percevons les sons par l’ouïe, les lettres par la vue, mais c’est l’entendement seul qui nous donne le sens des mots. De même les phénomènes naturels sont perceptibles pour tous, mais tous ne sont pas également capables de les interpréter et de prophétiser par leur moyen. (A/T have not alike learned the connexion ofnatuwralthings, or understand what they sigmify, or know how to vaticinate by them.) Or c'est cette nr de prévision qui constitue la science #. La distinction platonicienne de la science et de l’opinion est ainsi tout naturellement adoptée par Berkeley qui la puise, ainsi qu'il l'indique lui-même, dans le Théétète et dans le Timée. Il distingue ainsi le devenir, objet des sens, et l'être, les idées éternelles, objet de la science, l'immutabilité du monde intelligible s'opposant au perpétuel changement du monde sensible *.

L'explication que Berkeley donnait de l'existence du mal dans les Principes de la Connaissance humaine, 1 la retrouvait aussi chez Platon et chez Plotin. Il n’est donc pas

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