‹ Exposé Critique de la Philosophie de BerkeleyChapitre 113 sur 181 · Ibid, $ 258, 259. É · texte numérisé non relu

Ibid, $ 258, 259. É

dès lors plus vraisemblable encore qu'il n'ait connu le commentaire de Ficin sur Plotin, mentionné dans la Siris, qu’après le commentaire du même auteur sur Platon, déjà mentionné dans l’A/ciphron. Au reste, du point de vue où nous sommes placés, il nous importe peu de déterminer avec précision le degré des influences qu’il a subies ou lordre dans lequel elles se sont exercées. Une seule chose nous intéresse, c'est qu’il aitdécouvert dans la philosophie néo-plalonicienne l’analogie de l’idée platonicienne avec sa propre concepliou des archétypes des choses contenues dans la pensée divine et avec sa propre conception des notions de l'entendement pur.

En premier lieu, l'interprétation que Berkeley doune de l’idée platonicienne est d'accord avec celle d’Alcinoüs, dont il cite le traité De doctrina Platonis. Alcinoüs s’efforçait aussi de concilier Platon et Aristote. Il plaçait les idées dans l'intelligence divine d’où Aristote les avait exclues. « Est autem Idea ad Deum quidemintellectio Dei, ad mundum vero sensibilem exémplar, ad seipsam essentia.. Esse namque ideas intellectiones Dei æternas ac seipsis perfectas !,» Or Aristote ayant montré l'identité du sujet et de l’objet dans l’intelligence divine, il s'ensuit que les idées ne-peuvent être des objets de pensée sans être des pensées, des acles de la raison divine. « Seipsum igitur ac notiones suas semper intelligit (Deus]. Atque hæc eJus operatio idea est. ?» Comme Alcinoùüs rapproche Platon d’Aristote, Simplicius rapproche Aristote de Platon. Berkeley cite lui-même son commentaire du de anima où il est question d'une certaine raison intérieure à l'âme, agissant d'elle-même et pleine de ses propres notions, et il remarque expressément l'accord qui existe entre cette conception et la théorie de Platon sur la réminiscence * A-t1l retrouvé, dans cette opinion, l’idée qu’il vou-

1. Alcinous, De ue Platonis, trad. de Marsile Ficin, ch. 1x. Cf. Fouillée, op. cit., II, 1v,

2. fbid., ch. x. Le . doctrina Platonis est cité au s 284 de 1 SE

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