‹ Exposé Critique de la Philosophie de BerkeleyChapitre 114 sur 181 · Siris, $ 315. Cf. Simpliaius, De anima, II · texte numérisé non relu

Siris, $ 315. Cf. Simpliaius, De anima, II

lait exprimer, lorsqu'il écrivait, dans son journal philosophique, qu’ « il y a des idées innées, c’est-à-dire créées avec nous! » ? Entendait-il désigner par là l'idée du bien, la vérité, la justice, et les notions du même ordre ? Sur ce point, comme sur beaucoup d'autres, nous sommes réduits aux conjectures. |

Plotin à son tour réconciliait en quelque manière Platon et Aristote en faisant de l'idée, du point de vue de Dieu une pensée, du point de vue du monde sensible une puissance active. Pour Aristote, en effet, les idées n'existent que dans

les choses. Si les choses sont actuelles, les idées ne peuvent l'être ; ce sont de simples possibilités que les choses seules réalisent, des puissances qui ne s’aclualisent que dans les individus. Mais pour Plotin la puissance n’est pas üne pure abstraction, car le possible a sa raison d’être dans le réel. La possibilité infinie de toutes choses n’est au fond que la puissance éternelle qu’elles ont de se produire, ce qui revient à dire que sous la puissance nous découvrons l'acte éternel. Ainsi la puissance rentre en Dieu et avec elle l’infinité. L'Un est la puissance de tout. « To éy diva révtoy » ?. C’est parce que Dieu possède en lui la perfection de la réalité et qu'il est éminemment toutes choses qu'il rend toutes choses possibles. Ainsi dès lors l'idée existe en Dieu dont elle est une pensée. Etant en elle-même un acte, elle est par rapport à la matière une puissance communicable, la perfection de l'acte ayant pour résultat la puissance productrice, l’activité expansive capable de communiquer le bien et l'être à ce qui n'existait pas d'abord. Puissance active elle contient en elle la raison des choses*. « C'est la même cause qui a créé le soleil, la lune, l'homme, le cheval et généralement toutes les espèces

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