Alciphron, IV, K
plus tard cet acte pur comme en quelque sorte soustrait au temps !. | de
2 Le Bien est intelligible par lui-même. L'intellect reçoit de lui son intellection. 11 est donc son fils. L'unité divine engendre ainsi la Raison universelle où sont éternellement subsistanteset éternellement entendues les raisons de toutes choses, l'Intelligence contenant en soi les Idées, et servant de médiateur entre l'Unitéabsolue du Bien et la multiplicité du monde sensible. Saint Thomas disait, par exemple, que le monde n'étant pas l'effet du hasard, mais l'œuvre d'une cause intelligente qui est Dieu, le modèle du monde créé se trouve dans l’entendement divin, et par conséquent les idées existent puisque c'est ce modèle même qui constitue l'idée *?. Berkeley, ayant admis de tout temps que les archétypes des choses existent dans la pensée divine, n'avait pu refuser son assentiment à la théorie des idées ainsi comprise. Il lui restait sous l'influence de Plotin, à identifier la conception aue comme philosophe il se faisait de l’entendement divia avec celle que comme théologien il se faisait du Verbe et à adhérer dès lors comme philosophe au principe d’une perfection divine se communiquant sans se diminuer, pour voir dans l'Unité divine ou Volonté créatrice le Fons Deitatis. Sa propre théorie du monde système de signes, de la nature langage parlé par l'Esprit infini aux esprits finis devenait dès lors le Verbe proféré, comme la raison universelle était le verbe intérieur, |
3° La conception de l'Esprit saint, souffle de vie, amour, puissance qui anime, couserve, perfectionne et sanctifie. Nous avons vu les raisons pour lesquelles Berkeley, par le développement de son propre système, pouvait se trouver conduit à admettre, sous le nom d'âme du monde, une puissance de sympathie unissant toutes les parties de l'univers,
d'Siris, S 01.