‹ Exposé Critique de la Philosophie de BerkeleyChapitre 119 sur 181 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

seulement le principe dont elles procèdent toutes, car elles sont des essences, étant déterminées, et l’Un, supérieur à toutes les déterminations, est au-dessus de l'essence. De toute éternité, il engendre l'Intelligence qui engendre l'âme, parce qu'aucune puissance parfaite ne saurait rester stérile 1.

Ces trois principes existent en nous, constituent notre être intérieur. « Si l’âme tantôt raisonne sur la justice etla beauté, tantôt ne raisonne pas sur ces choses, il faut que nous ayons en nous l’Intelligence qui, au lieu de raisonner, possède toujours Ja justice et la beauté ; enfin il faut que nous ayons en nous la cause et le-principe de l’Intelligence, Dieu, qui n'est point divisible, qui subsiste, non dans un lieu, mais en lui-mème », et qui contemplé par une multitude d'êtres aptes à le recevoir en demeure néanmoins distinct?.

Il. Ceci posé, que devient la théorie des hypostases dans ce qu’on est convenu d'appeler la dernière philosophie de Berkeley ? D’après celui-ci, les trois personnes que la religion chrétienne admet en Dieu, le Père par lequel nous sommes créés, le Fils qui nous éclaire et nous tllumine, le Saint-Esprit qui nous meut, sont ce qu'on entend sous d’autres termes par Principe (principle), esprit (mind) et âme (soul) ; par Unité, f{ntelligence et Vie ; par Bien, Verbe et Amour*. L'être suprême est tout à la fois la force qui produit, l'intelligence qui ordonne, la bonté qui perfectionne t. L'intelligence éclaire, l’amour unit, le souverain bien attire toutes choses ?. Ces trois principes existent et agissent dans l'âme humaine comme dans l'univers ; dans l'âme humaine, où la force conserve l’âme et le corps, où l'intelligence éclaire l'esprit, où l'amour meut les affections ;

. Ennéades, V, x, $ 5-7.

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. Siris, S 362. N . lbid., $ 320.

. Ibid., K 259.

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