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dans les institutions humaines, où l'autorité fonde, où la loi dirige, où la justice exécute ; dans l'univers, où les trois principes coexistent et coopèrent de telle sorte qu'ils n'existent jamais séparés, mais constituent au contraire un souverain de toutes choses f.
Ainsi les trois personnes de la religion chrétienne sont identiques en somme avec les trois hypostases du néo-platonisme, et c'est ce que Berkeley s'attache à faire ressortir, en donnant de ces dernières une interprétation conforme aux principes généraux de son système.
La première hypostase est l’Un, immuable, éternel. Derrière {ous les phénomènes multiples et changeants, subsiste en effet la cause unique, permanente, qui les produit. Le Dieu personnel du christianisme que Berkeley concevait comme la cause de nos sensations s’idenlifie ainsi avec PUn. Comme cause de nos sensations, en eflet, il est essentiellement volonté, et volonté éternelle, immuable, la permanence du monde par rapport à nous étant l'effet d’une véritable continuité de création. Dieu est donc le 72 vo.
La création visible est dans un changement perpétuel. Essence, quantité, qualité, habitude, subissent à chaque instant des additions, des diminutions, des altérations de toutes sorles. Ainsi ce qui au premier abord semble un être unique el constant apparaît, à un examen plus attentif, comme une série continue d'êtres différents. Mais Dieu demeure toujours un et toujours le même. Par conséquent, Dieu seul existe ?.
Immuable, indivisible, toujours le même, il possède l’existence absolue, intégrale. Il subsiste par lui-même tandis que les choses n'existent que dans la mesure où elles sont unes et les mêmes, et par conséquent où elles participent de lui.
Par les conceptions de la Siris, Berkeley rejoint ainsi ses intuitions du Commonplace Book. Notre unité étant une