Ibid
4, Ibid., $ 297.
par Berkeley à l’idée générale abstraite ? Et puisque Berkeley admet un certain genre d’abstraction ! qui consiste à considérer un objet particulier sous un point de vue déterminé, à l'exclusion de tout autre (so far he may abstract), ce genre d'abstraction est-il réellement incompatible avec l’idée platonicienne, tout au moins telle que Berkeley l'acomprise ? Ou plus précisément encore, n'est-il pas celui-là même qu'elle requiert ?
Tout d'abord, que reproche Berkeley à l'idée abstraite au sens moderne ? D'être 2ndéterminée et contradictoire, partant sans rapport avec le réel. L'idée de Platon est-elle indéterminée ? Non, à coup sûr, puisqu'elle est la qualité envisagée dans sa pureté, dans son originalité absolue ?, la blancheur en soi, la beauté en soi étant la blancheur et la beauté parfaites, pures et sans mélange (<2 2a0ao6v, à tékeuoy).et qu'à ce titre elle est l'être véritable, l'opposé de la matière qui est au contraire l'indéterminé, le non-être (ro éretpoy, to ta ©). Est-elle contradictoire ? Mais comment une qualité pure serait-elle contradictoire ? Là où règne l’absolue simplicité, là où tout mélange est exclu, il ne saurait y avoir incompatibilité. D'ailleurs les idées sont la condition de tout jugement, de tout raisonnement logique (zomwavia Toy Joy) et Platon a prétendu, par leur moyen, résoudre Îles difficultés logiques que soulevaient aux yeux des anciens l'attribution de plusieurs prédicats à un sujet. (problème de l'inhérence) ou d'un mème prédicat à plusieurs sujets (problème de la prédication), difficultés qui ont pareillement préoccupé Antisthène et les Mégariques *. Est-elle enfin sans rapport avec le réel ? Elle ne l'était point dans la pensée de Platon, puisque les choses n’ont de réalité que dans la mesure où elles participent de l’idée (éde£is), les choses blanches ne pouvant être blanches que par la blancheur, les