Ibid.,.$ 342, 344. Fe
participation à l'unité divine, la volonté en nous est une, toujours identique à elle-même, et par elle nous sommes un éternel présent !. L'unité et l'identité de la volonté humainé proviennent done de ce que l’homme est à l'image de Dieu. Dans son journal philosophique, Berkeley mettait en relief le caractère immuable et l'unité de la volonté ; dans les Principes et les Dialoques, il concevait la causé de nos sensations comme identique à notre propre volonté, et concluait ainsi de la volonté existant en nous à une volonté existant en dehors de nous. Enfin dans la Siris, il représente celte volonté comme l'unité absolue. 1 semble donc qu’à envisager sa pensée dañs son évolution réelle, il soit parti de la : conception d’une volonté humaine une et identique et d’un moi qui est un éternel présent pour arriver à celle d’une volonté divine immuable et éternelle ; mais logiquement, c’est la dernière conception qui fonde en quelque manière les autres : c’est de l'Unité absolue de la Divinité que découle l'unité du monde et l'unité même du sujet percevant.
D'autre part, la volonté créatrice du monde phénoménal est bonne, puisque l'ordre du monde est, en fait, approprié aux besoins de l’homme et semble institué en vue du plus grand bonheur des créatures, puisque l’action divine est le principe de toute union, de toute concorde et de toute harmonie, comme de toute existence. L'Un est donc en même temps leBien. Le Bien produit en effet la concorde et l'union, et maintient ainsi l'intégrité des choses, tandis que le mal divise, sépare et détruit. Le changement et la division sont des défauts, sont mauvais. L'Un, par contre, peut être identifié avec le Bien ?. |
L'Un, première hypostase, contient donc toute excellence et toute perfection, et par conséquent est la sourceoriginelle, fons Dertatis. {1 est éminemment, pour parler comme les
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scolastiques, intelligence et vie aussi bien que bonté, tandis que la seconde hypostase est essentiellement intelligence et par participation bonté et vie, et la troisième essentiellement vie, et par participation bonté et intelligence!. L’'Un à donc la priorité sur l'intelligence. Mais cette priorité est purement logique, non chronologique. C’est ce que le néo-platonisme exprimait en disant que la génération du yode ou À07yos n'était pas contingente, mais nécessaire, qu'elle ne se pro- duisait pas dans le temps, mais de toute éternité. Il n'y a pas eu un temps où l'Un aurait existé sans intelligence. C’est ainsi qu'on peut distinguer dans l'âme humaine le moi et l'intelligence, l'intelligence et la vie, quoiqu'il n’y ait ni vie sans âme, ni âme sans intelligence, ni intelligence sans moi ?. De même la troisième hypostase peut être distinguée de la seconde, maisil ne s'ensuit nullement qu’elle agisse aveuglément ou qu'elle ne soit pas étroitement unie à l’intelligence *.
La seconde hypostase (/ntellect) est le principe de l’ordre qui se manifeste dans l'univers et sans lequel la nature ne saurait être comprise. Aussi Berkeley l’appelle-t-il la Lumière (Light) ou la Loi (Law) Tou encore l'esprit universel éclairant et ordonnant toutes choses (wriversal mind enlightening and ordering all things) *. La volonté à l'œuvre dans la nature agit avec intelligence. L'intelligence concourt done à la production des phénomènes, et le monde créé par Dieu n’est pas seulement, dès lors, une modification passive des consciences individuelles, une pure matière de la connaissance, mais une représentation intelligible où la forme et la matière sont également données, les phénomènes qui le composent étant produits (conducted), ajustés et ordonnés
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