‹ Exposé Critique de la Philosophie de BerkeleyChapitre 128 sur 181 · Siris, S · texte numérisé non relu

Siris, S

“3. Jbid., $ 342.

de la Volonté, tandis qu’en Dieu le Bien et la Volonté s’identifient. L'aspiration au Bien est en nous parce que le Bién nous demeure en quelque mesure extérieur, tandis qu'en Dieu, où le Bien et la Volonté sont identiques, il n’y a pas aspiration au Bien, mais Amour. |

Ainsi Berkeley reste fidèle à la doctrine chrétienne. L’esprit, pour lui, est de toutes choses la plus simple et la plus indivisible, et pour exprimer l’envol de l'âme vers Dieu, il se servira de l'expression œuyn pr5vou moûs pL0voy, en laissant à l'âme humaine son existence indépendante en face de Ja Divinité à l’image de laquelle elle est faite. Pas plus qu'il n’y a chez lui procession de Dieu au monde, il n’y a, à proprement parler, conversion de l'âme vers Dieu et retour à l'Unité originelle. Il a limité, en somme, ses emprunts au système de Plotin, à la théorie des hypostases, ce qui prouve que pour lui la philosophie néo-platonicienne a été surtout un moyen de compléter et d'enrichir son propre système, et non pas une nouvelle doctrine à laquelle il se serait rallié sur le tard.

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