‹ Exposé Critique de la Philosophie de BerkeleyChapitre 139 sur 181 · Ibid.,t. I, p · texte numérisé non relu

Ibid.,t. I, p

cessives de l’astre répond à une même intention divine. Et tous les hommes peuvent dire également qu’ils perçoivent le même soleil, parce que leurs perceptions semblables répondant à un même acte de Dieu, à une même pensée, à une même intention, leur jugement d'identité a lui-même pour fondement l'identité d'une cause finale.

b) L'esprit.

En essayant de définir l'esprit comme une association d'états de eonscience et une possibilité permanente d'autres états, Stuart Mill s'est mis dans l'impossibilité de tenir compte des faits de mémoire envisagés dans ce qu’ils ont d'absolument original. Il a eu lui-même un sentiment très vif de cette difficulté, et avec sa franchise habituelle, il le reconnait sans détours. Nous sommes capables de souvenir et de prévision, dit-il en substance ; en d’autres termes, nous pensons que nous avons eu ou que nous aurons Jes sensations remémorées ou attendues. Nous avons la croyance que ces sensations ont fait jadis ou feront plus tard partie de la même série d'états, du même courant de conscience, dont la partie actuelle comprend leur attente et leur souvenir. Si doncnous parlons de l'esprit comme d’une série de sentiments (feelings), nous sommes obligés de compléter notre définition en l'appelant une série de sentiments qui est consciente d'elle-même comme passée ou future, etnoussommes réduits à l'alternative de croire que l'esprit (mind) où moi (ego) est quelque chose de différent d’une série d'états de conscience (feelings) et de possibilités de ceux-ci — ou d'accepter le paradoxe que quelque chose qui, par hypothèse, n’estqu'une série d'états de conscience peut s’observer soi-même comme une série!. :

A la conception de Stuart Mill, Bergson a opposé sa théorie de.la durée pure qui met en relief le caractère absolu-

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