An examination, ch. xn, p
ment original du temps, et avec lui, la vraie nature du souvenir. La philosophie de Berkeley, par quelques aperçus fugitifs sur la durée, semblerait avoir pu se prêter occasionnellement à un développement dans le même sens. Le temps et l'espace ne sont pas homogènes, quoiqu’on leur applique également les termes de plus grand et de plus petit, et d’après, de proche et d'éloigné!. La succession semble être une idée simple qui est incluse dans les idées d’extension, de mouvement, de temps et de nombre qui, elles, sont des idées complexes ?. Le temps n'est rien séparé de la succession des idées dans l’esprit. A vouloir l’en séparer pour s’en former l'idée abstraite d’un temps coulant uniformément et auquel participent tous les êtres, on se trouve pris dans d'inextricables difficultés ?. Le temps estune sensation, donc existe seulement dans l'esprit #. [l est absurde de le considérer comme indéfiniment divisible, car alors nous devrions passer des parties de durée innombrables sans avoir une pensée. ou admettre que nous sommes anéantis à chaque moment *. C'est parce qu'on mesure le temps qu'on le Juge indéfiniment divisible. Il faut distinguer un temps divisible (duration) et un temps qui ne l’est pas ({ime) ÿ.
C'est sans doute au premier qu'il pense lorsqu'il parle de la succession expliquée par l'avant, l'après, l’intervalle et le nombre 6 : et si l’on se rappelle que le nombre est à ses yeux une créature de l'esprit 7, on est naturellement tenté de conclure que Berkeley se trouvait surla voie d’une psychologie qui aurait distingué le temps, donnée immédiate de la conscience, du temps associé à la notion d'espace.
En fait cependant Berkeley n'a jamais concentré son effort
mi
. Theory of vision vindicated. < 46.
"Cpl:B; p.70:
. Principles. $ 98.
> Cpl:B.; p. 59. à . Ibid., p. 58 et 59.
. Ibid., p.58.
. Theory of vision, $ 109. Principles, $ 12.