Siris
comme nes qu'elles ne le sont réellement, carelles sont dans un flux et une succession perpétuels, toujours différentes, toujours variées. Néanmoins, considérées dans leur ensemble, elles peuvent être regardées comme un univers, un par la connexion, la relation et l'ordre de ses parties. Or cette unité est l’œuvre de l'esprit, qui seul, parmi toutes les choses créées, semble indivisible et participer au plus haut point de l’unité!. L'esprit humain, pour Berkeley, comme pour Kant, unifie donc, en un sens, la diversité qualitative du donné. Seulement cette puissance d’unification chez le philosophe anglais définit déjà l'esprit, constitue sa réalité substantielle. L'indivisibilité absolue du moi produit l’unité phénoménale du monde. Enoutre, cette unification, pour subjective qu'elle soit, ne nous condamne pas à une connaissance relative, ne laisse pas subsister hors de nous un monde nouménal inconnu. Car le monde a son unité réelle dans les archétypes, en sorte qu'on peut affirmer tout à la fois que le monde est dans un perpétuel devenir avec Héraclite, Protagoras, Empédocle, et qu'il est immuable avec Parménide, pourvu qu’on entende parler dans le premiercasdes chosessensibles et dansle second des intelligibles 2.
Nous arrivons à la notion de l’un (+0 £) par -synthèse (composition) en considérant l'ensemble de l’univers comme un tout où un animal ; nous y arrivons aussi par analyse (division or abstraction) en reconnaissant que l'unité est antérieure à l’âme dans l’ordre des choses *. « C’est l'opinion de Platon et de ses successeurs que dans l’âme de l’homme, antérieure et supérieure à l’intellect, est quelque chose d’une nature plus haute, en vertu de laquelle nous sommes un, et que par notre unité même, nous sommes étroitement unis à la Divinité 4... » L'être et l’unité sont une seule et même