‹ Exposé Critique de la Philosophie de BerkeleyChapitre 154 sur 181 · Timée, 51. République, Vin fine. à 2. Srris, S · texte numérisé non relu

Timée, 51. République, Vin fine. à 2. Srris, S

nous le percevons communément, est donc une représentation organisée par l'esprit qui l’enrichit de toutes ses expériences, et le découpe en objets distincts en fonction même de celles-ci. Et c'est grâce à ce travail d'organisation de l'esprit que de l’ensemble indivisé de diverses couleurs, plus ou moins distinctes, plus ou moins vives, plus ou moins étendues, qui constituent les données propres de la vision, se constitue un monde visible extérieur, composé d’un nombre variable d'objets distincts, séparés les uns des autres par des intervalles, et ayant leur position et leur orientation définies !. C'est donc, en dernière analyse, un acte de l’esprit qui confère au monde visible l'objectivité.

D'autre part, dans l'étendue visible comme dans l'étendue tangible, l'esprit distingue des parties coexistantes : ainsi à telle partie visible peuts associer telle ou telle partie tangible, si bien qu'une élendue visible et une étendue tangible se trouvent également divisibles en parties qui se correspondent chacune à chacune. [L'idée du nombre joue de la sorte un grand rôle dans l'association du visuel et du tactile ?. Or le nombre est une création de l'esprit. Il est l'unité que l'esprit impose à des sensations ou à des combinaisons de sensations en les individualisant pour ainsi dire à son image. L'association du visible et du tangible d’où résulte la représentation du monde extérieur n’est pas une association purement mécanique, mais une construction intelligente, l’individualisation des sensations et des combinaisons de sensations étant relative aux besoins du corps et aux convenances du sujet conscient Ÿ.

L'unité des choses sensibles leur est donc imposée par l'esprit #. Et il semble que Berkeley ait tendance à concevoir l’unité comme une forme ou une catégorie, ainsi que le fera

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