CHAPITRE
L'ÉTHER
Résumé de la théorie. 1° Un feu invisible et subtil est supposé communiquer à toutes les parties de la matière l’impulsion du premier moteur. 20 Ce feu n’est pas une cause réelle, mais une cause seconde servant, comme toutes les causes secondes, à rendre la nature intelligible à l'homme. — Une telle hypothèse contredit les assertions du Commonplace Book. Elle n'altère pas cependant l'unité du système, étant une pure hypothèse physique -— Elle semble en opposition avec les thèses des Principès et des. Dialogues. Mais l'opposition est plus apparente que réelle. L'éther est nécessaire non à celui qui gouverne, mais à ceux qui sont gouvernés. — Autre objection tirée de l'idéalisme : un feu invisible est contradictoire. Réponse : c’est un feu qui deviendrait visible à des sens plus déliés que les nôtres. Comparaison avec ce qui est dit dans la théorie de la vision au sujet de la grandeur apparente de la lune. — Conclusion : l’éther est une hypothèse destinée à rendre sensible aux esprits l'unité de la vie universelle, — l’ubiquité de l’action divine dans ce qu'elle a de plus uniforme. C’est ce qui explique que Berkeley n'ait pu l’admettre que comme une conséquence de sa thèse de l’ubiquité de l’action divine. Comparaison avec Edouard Schuré, Képler. — Qu'il n'y a pas eu de changement à cet égard dans la pensée de Berkeley. L’éther a son archétype dans la pensée divine. — Par là Berkeley revient à la théorie de l'âme du monde chère aux anciens. + Le monde possède une réelle unité. Cependant Dieu reste transcendant et le monde contingent par rapport à lui. . . … . sen l 21