‹ Exposé Critique de la Philosophie de BerkeleyChapitre 26 sur 181 · Principles, K · texte numérisé non relu

Principles, K

3. Hylas, I, t. I, p. 410 et suiv. Principles, $ 19, Cf. Siris, N 251.

4, Principles, $ 25. é

sions faites sur notre cerveau, on conçoit nécessairement le cerveau. Iln’est donc qu'une idée. Or ilest absurde qu'une idée, qui n’existe pas indépendamment de l'esprit, soit la cause de toutes nos autres idées !, M. Bergson reprendra plus tard J’argument en exposant que le cerveau n’est qu'un objet sensible entre les autres objets sensibles, une perception particulière dans l'ensemble de notre perception, et qu’ilest dès lors déraisonnable de prétendre expliquer l’ensemble de notre perception par le cerveau qui en est une partie, de regarder un objet sensible particulier comme la cause productrice de tous les autres objets sensibles, dont l’ensemble constitue l'univers perçuw?. — Toute cause réelle est d’ailleurs consciente et volontaire, car en dehors de la volition, aucune action ne peut être conçue. Il est donc absurde d'admettre une cause àetive de nos idées, différente de l'esprit *. La matière, dans le sens courant du mot, est une substance étendue, solide, mobile, passive, inconsciente (inactive, unthinking) Or comment ce qui estinactif serait-il cause ? Comment ce qui ne pense pas (is unthinking) serait-il une cause de pensée # ?

3° On dira peut-être que la substance matérielle est un substratum, l'existence des qualités sensibles ne pouvant être conçue sans un support. Mais comment concoit-on la relation de ce support avec ses qualités ? Veut-on dire qu’il les sous-tend ? Il existerait alors sous les qualités sensibles, et en particulier sous l'extension, tout en restant distinet d'elles. Mais comment ce substratum de l'étendue ne serait-il pas étendu ? Car supposer unsubstratum inétendu de l'extension, c’est ne rien dire d'intelligible, la notion même de substratum impliquant l’idée d’étendue. Et s’il est étendu, l’extension suppose une extension qui la supporte, et iln'y a pas

1. Hylas et Philonous, 2e dial, t I, p. 421, 422. 2. Matière et Mémoire, ch. 1, premières pages.

Page 1