‹ Exposé Critique de la Philosophie de BerkeleyChapitre 31 sur 181 · Theory of vision vindicated, K · texte numérisé non relu

Theory of vision vindicated, K

2. Hylas et Philonous, 3° dial,, t. I, p. 45 3. Hylas et Philonous, 3° dial., t. I, p.

l'exacte coordination des parties et | harmoniede l’ensemble, et par-dessus tout les lois du plaisir et de la douleur, les instincts, les appétits, les passions des animaux, et que d’autre part nous réfléchissions aux attributs de Dieu, l'Unité, l'Eternité, la Sagesse, la Bonté, la Perfectioninfinies, nous reconnaitrons que c'est Dieu lui-même qui, en créant les per- ceptions dans les esprits finis, établit l'ordre du monde et la cohérence de toutes choses entre elles, et en même temps permet à tous ces esprits de percevoir mutuellement leur existence f.

D'ordinaire on croit que Dieu connaît toutes choses parce qu'on croit à l'existence de Dieu, c’est-à-dire d'un Etre parfait et par conséquent omniscient. Berkeley prétend au contraire fonder l'existence de Dieu sur ce fait que les choses sensibles sont perçues par un Esprilinfini et omniprésent. En d’autres termes, tandis qu’on procède généralement de la notion de Dieu à son omniscience, Berkeley conclut de la nécessité d'une omniscience à l'existence de Dieu. En effet, toule la réalité des choses consistant à être perçues, si elles ne cessent pas d'exister quand nous cessons de les percevoir, c’est qu'il y a quelque autre intelligence en qui elles existent, intelligence infinie et omniprésente. Dieu a donc en lui les idées de toutes les choses que nous percevons. Seulement ces idées de Dieu différent des nôtres : 1° en ce qu’elles ne s’accompagnent d'aucune affection : 2 en ce qu’elles ne sont pas passivement reçues, mais activement produites ?.

Berkeley arrive ainsi à concilier le sensualisme et la théologie traditionnelle. Rien de plus logique d’ailleurs que le développement de sa pensée. Plus les sensations sont variables par rapport au même individu, plus la constance qui se manifeste dans ces variations,et que nous appelons communément les lois de la nature, appelle une explication.

1. Principles, K 116 et 147. à 2. Hylas et Philonous, 3 dial. tr. fr., p. 246.

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