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d'une faculté disceursive ! : nous y sommes conduits par la plus haute de nos facultés, l’'entendement pur, qui perçoit le vrai principe d'unité, d'identité et d'existence. — Peut-être les textes ne sont-ils pas ici absolument décisifs, mais à supposer que nous donnions des contours trop nets à une pensée qui chez Berkeley demeure enveloppée, tout au moins faudrait-il reconnaitre que nous obéissons à l'esprit même de sa doctrine et à la logique interne de son système, en particulier à la tendance qu'il a de considérer la vérité comme chose vécue plutôt que comme chose représentée.
S 2. — La liberté.
Outre les causes physiques, qui ne sont que des occasions, il existe des causes spirituelles qui méritent véritablement le nom de causes ?. Les causes sont d’une part la volonté divine, d'autre part les volontés des êtres finis.
Dieu étant la cause de nos sensations et les hommes ne se connaissant les uns les autres que par les sensations qu'ils éprouvent, il en résulte que l’action divine seule établit un lien entre les divers esprits. La volonté d’un homme n’a d'autre objet quele mouvement de ses membres : or la perception de ce mouvement est produite dans l’âme d'autrui par le créateur et dépend de sa volonté *. Les différents esprits sont donc, comme les monades de Leibniz, incapables d’agir les uns sur les autres, leur volonté n'ayant d'efficacité que parce que Dieu s’y prête en produisant dans l'esprit des autres les sensations qu’ils veulent produire — ou, ce qui revient au même, parce que, connaissant par expérience la manière d'opérer uniforme de Dieu, ils règlent leur désir sur la volonté divine que les lois de la nature leur manifes-