À new theory of vision, $ 9 à
vision distincte, supplée à la confusion de la vision en nous suggérant l'idée d'un plus où moins grand rapprochement. En résumé, toutes les circonstances que notre expérience nous à montré accompagner tel ou tel degré d'éloignement deviennent aptes à introduire dans notre esprit l'idée d'une certaine distance, et c'est ainsi que le nombre, la figure et la situation des objets intermédiaires, par exemple les maisons, les rivières, les champs qui nous séparent de l'objet contemplé, contribuent à nous donner la notion de son éloignement.
Il suit de là qu'un aveugle-né qui recouvrerait la vue n'aurait aucune perception visuelle de la distance, et verrait toutes choses comme si elles étaient dans ses yeux, ou plutôt dans son esprit, puisque les sensations visuelles qu'il éprouveétantnouvelles pourlui,neseraient associées àaucune sensation tactile et ne pourraient en conséquence-.lui suggérer aucune idée de la distance 1. C'est ce qui apparaîtra plus évidemment si l’on réfléchit à ce qu’on a réellement dans l'esprit quand on dit que ce qu'on voit est à distance.
Ainsi lorsque regardant la lune, je dis qu’elle est distante de moi d'environ cinquante ou soixante fois le rayon de la terre, je n’entends pas parler de la lune que je vois, car celle-ci est une image lumineuse, ronde, petite et plane, et à supposer que je pusse me transporter jusqu'à la lune, au moment où jy arriverais, cette image lumineuse aurait disparu depuis longtemps. Si je perçois obscurément à un mille de distance un objet dont je doute si c’est un homme, un arbre ou une tour, il est évident que je ne puis dire que ce" que je voisest à une distance d'un mille, puisque l'objet, actuel de ma vision va se transformer au fur et à mesure que je m'en rapprocherai, de sorte que l’image faible, petite et obscure du début finira par devenir grande, claire et vive, et n'aura par conséquent aucune espèce de ressemblance avec l’image primitive. Ce qui est vrai, c’est que certaines