Theory of vision, S
sensations tacliles telles que la distance, la grandeur tangible, la figure tangible, ayant élé associées dans mes expériences antérieures à cérlaines sensations visuelles, ces dernières ne peuvent m'être données sans je me représente aussitôt les autres !.
Il suit de là que l’extériorité (ou/ness), l'espace, la notion des choses perçues à distance, ne sont pas les objets propres de la vue. La distance n’est pas réellement perçue : elle est suggérée par la vue, exactement comme elle nous est suggérée par le son. Ainsi, étant assis dans mon cabinet, J'entends rouler une voiture, je regarde au dehors, je la vois, Je sors, j'y monte. D'après le langage commun, j'entends, je vois, je.touche une seule et même chose, à savoir la voiture. En réalité pourtant les idées qui me sont fournies par chaque sens sont absolument différentes. Mais ces idées différentes se présentant toujours ensemble, j'en parle “comme d’une seule et même chose. Par les qualités du son, je percois les différentes distances de la voiture et je sais qu'elle s'approche ou s'éloigne ?, et si je ne dis pas que j'entends Ja distance comme je dis que je la vois, c’est que les idées auditives ne sont pas aussi aptes à s'associer à celles de la vue que celles du toucher les idées de la vue et du toucher, étant plus aptes à s'associer que n'importe quelles autres, en raison de ce fait que notre expérience nous les montre associées d’une manière conslante et universelle 3.
Ainsi donc, il y a deux sortes d’objels appréhendés par l'œil, les uns (qui ne sont que couleur et lumière diversement ombrées et nuancées) #, constituent les données immédiates de la vue et peuvent devenir plus grands ou plus petits, plus clairs ou plus confus, plus faibles ou plus vifs, mais ne peuvent ni s'éloigner, ni s'approcher ; les autres, qui ne
1 Theory of vision, $ 44, 45.