J. Chantavoine, Beethoven, p
2, Voir notre thèse complémentaire, le Pittoresque chez Victor Hugo
Mais ilest intérieurement convaincu que la vérité aperçue par lui ne peut pas avoir été entièrement méconnue par les autres hommes, et plus.elle a d'importance, de vérité et de profondeur, plusil y a de chances pour qu'elle ait été représentée dans la conscience humaine. L'expérience d'autrui est ainsi la confirmation de lasienne. Or ainsi procède Berkeley dans la Siris : tandis que dans ses premiers ouvrages, il cite surtout pour combattre, là, au contraire, il cherche à ramener à lui lesouvrages des anciens, et son interprétation ‘ n'est peut-être pas exempte de complaisance. Il n’est même pas éloigné d'admettre une révélation, une initiation, une tradition divines, comme l’a fait plus explicitement Edouard Schuré, dans son étude sur l'histoire ‘secrète des religions f,
Quant au fond même de la doctrine, il y a lieu de procéder à une étude distincte, et c'est ce que nous ferons en considérant tour à tour les trois éléments par lesquels la Siris se différencie des ouvrages antérieurs. Ces trois éléments sont la théorie de l’éther, la notion d’une connaissance suprasensible et la théorie des hypostases.
1. Siris, S 298, 301, 302, 330 et 360. Cf. Edouard Schuré, les Grands
Initiés (Paris, 15e éd., 1908).