‹ Exposé Critique de la Philosophie de BerkeleyChapitre 83 sur 181 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

aurait pas de régularité dans la nature, Les causes secondes sont donc l'instrument dont Dieu se sert pour rendre possible aux hommes leur action !. Le feu dont il s'agit ici est une de ces causes secondes, mais une cause seconde partout présente, et qui accompagne par conséquent toutes les autres. La théorie de l’éther, dans la Siris, contredit sans doute un passage du Commonplace Book où Berkeley rejette résolument l'âme du monde, la forme substantielle, le feu originel omniscient, el autres principes du même genre ?. Elle n’altère pas cependant l'unité du système. Berkeley en effet a toujours pris soin de distinguer les causes secondes (occasions) objet de la physique, et les causes réelles (volontés) objet de la métaphysique *. Or l'éther n’est pas à proprement parler une cause. Il sert seulement d’instrument à l'Esprit divin, seule cause de tous les phénomènes naturelst. I] n’est pas le principe du mouvement, mais une cause seconde — occasion et signe. — Donc il appartient au domaine de la physique, non de la métaphysique, et Berkeley eût pu y renoncer, comme il a pu ‘admettre, sans toucher aux principes fondamentaux de son système.

Il est sans doute assez difficile de concilier soit entre eux, soit avec les autres ouvrages de Berkeley, tousles textes relatifs à l’éther. Notre auteur parle souvent de l’éther comme d’une cause réelle. Cependant cette première difficulté sera levée, si l'on observe que Berkeley déclare employer le langage courant, et parler des causes secondes comme de causes réelles pour obéir à l'usage, en ajoutant qu'il fait cette déclaration une fois pour toutes 5. D'autre part, on peut noter que Berkeley s’est élevé dans les Principes et dans les Dialogues

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