Siris, S
4, New theory of vision, S 44 et 45.
naturelle que nécessaire à un agent incorporel » qui est Dieut. Or ce que Berkeley repoussait, dans le Commenplace Book, c'était l’âme du monde conçue comme entité explicative indépendante de tout pouvoir créateur divin. En d’autres termes, il ne pouvait adopter une telle concéption avant d'être parvenue à l'intuition mystique de la Sires, qui suppose elle-même le complet achèvement du système, ce qui revient à dire que Berkeley a refusé d'accepter du dehors, comme autant d'idées toutes faites, ce qu’il a retrouvé plus tard du dedans, comme autant de conséquences possibles de ses principes. Il ne pouvait admettre une âme du monde qu’en se plaçant-au point de vue de Dieu, et s'il a repris la vieille théorie du feu principe et de l'esprit vital de l'univers, c'est précisément qu'il y voyait une traduction physique de l’action divine dont l’unité explique l'harmonie du monde et.la solidarité universelle des êtres, obéissant.ainsi aux mêmes exigences spirituelles et sentimentales que les théosophes contemporains? et que les grands astronomes du xvi° et du xvu* siècle, ? dont les théories et les formules sont très voisines des siennes. pe
I n'y a donc pas eu sur ce point de changement radical
dans la manière de penser de Berkeley. Dieu demeure toujours la seule cause du repos et du mouvement qui sont