Ibid
126 LA PHILOSOPHIE DE BERKELE cause est la loi, le monde est maintenu par l'harmonie dont. la cause est Dieu, Et en ce sens le monde peut être considéré comme un animal ou une cité !. |
Le monde possède donc, en ce sens, une réelle unité. Sans doute il convient iei encore de ne pas être dupe des mots. Le ‘nombre n'est pas objet de science : il est un acte de l'esprit. La même chose peut en effet être dite une ou plusieurs, suivant l’élalon auquel on la rapporte?. L'unité que nous attribuons aux choses sensibles tient donc plus aux dispositions de notre esprit qu'à leur véritable nature, puisqu'elles sont dans un flux et une succession perpétuels, toujours diverses et variées. Néanmoins toules choses peuvent être considérées comme un seul et même univers, la connexion, la dépendance et l'ordre de toutes les parties du monde étant en quelque sorte le résultat d’une participation à lunité divine. Si nous envisageons Dieu et les créatures dans leurs rapports mutuels, si nous les saisissons en quelque manière dans une seule et même intuition, nous pouvons même aller jusqu'à dire que toutes choses forment un univers ou le Tout (ro Tr).
Cependant nous n'avons pas le droit de dire que toutes choses forment un Dieu, car Dieu n’est pas fait de parties. Et d'autre part, nous devons plutôt nous représenterla cause suprême comme distincte de l'univers qu'elle anime, car Dieu ne peut être lui-même une partie d’un tout, quel qu'il soit #. Dieu en effet est libre, et le monde par rapport à lui demeure contingent. « Le corps est opposé à l'esprit ou à l’âme. Nous avons une notion de l'esprit par (from) la pensée et l'action Nous avons une notion du corps par la résistance Aussi loin qu'existe un pouvoir réel, ilexiste un esprit. Aussi loin qu'il existe une résistance, il y a défaut ou manque de pouvoir :
2. Tbid., $ 288. Principles, K 12, 13 et 119-122. x 8. Ibid., $ 347.