‹ Exposé Critique de la Philosophie de BerkeleyChapitre 89 sur 181 · LA CONNAISSANCE SUPRA—SENSIBLE · texte numérisé non relu

LA CONNAISSANCE SUPRA—SENSIBLE

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Toutes nos perceptions ont Dieu pour cause : or Dieu Îles produit en nous pour quenous réglions notre action sur elles, et pour ce motif même, il leur impose une certaine cons- {ance, en sorte que tous les esprits puissent s’accorder les uns avec les autres et chacun avec soi-même, au sujet des différentes sensations qu’ils éprouvent. La constance de l'action divine donne donc à l'univers perçu son unité. Il existe une nature. Toutefois, comme l'unité est ici dans la cause (Dieu), non dans l'effet (perceptions), l'unité que nous attribuons à l'univers vient de notre esprit plutôt qu’elle n'appartient au. monde. Berkeley peut donc tout à la fois affirmer que, d'après ses principes, il existe une erum natura !, et souteniren même temps que l’unité de l’univers provient de la connexion, des relations et de l’ordre que notre esprit établit entre les parties qui le composent ?.

Au premier deces points de vue répond la conception de l'âme du monde; au second la théorie de la science.

La nature est un langage que l'Esprit infini parle aux esprits finis et ce langage peut être interprété avec une attention et un succès variables par les différents hommes. Les phénomènes de la nature conduits, ajustés et arrangés: avec la plus grande sagesse sont comme des mots et des lettres dont l'ensemble forme un discours cohérent, amusant et instructif *. L’analogie, la constance, l'uniformité qui sy manifestent rendent possibles les-règies générales qui

1% Cpl D p. 83: à

B 2. Siris, $ 3. Ibid., S 254,

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