‹ Exposé Critique de la Philosophie de BerkeleyChapitre 9 sur 181 · Principles, $ 27, 135 et 136 (1'e édit · texte numérisé non relu

Principles, $ 27, 135 et 136 (1'e édit

par Berkeley de la manière suivante: Il n’y à rien dans notre pensée qui n'ait été auparavant dans notreexpérience externe ou interne », l’idée se référant à l'expérience externe el la notion à l'expérience vécue.

D'ailleurs, ainsi que le reconnaît expressément M. David, la distinction des idées et des notions n’entraine point l'abandon du nominalisme !. Il ne l’entraîne ni en fait ni en droit.

Ilne l’entraîne point en fait. Car d’abord l'Introduction du Traité où figure la critique des idées abstraites ne disparait pas dans l'édition de 1734. En outre, dans quelques lignes ajoutées à la fin du $ 16, Berkeley prend soin de distiñguer deux opérations mentales : l’une, impossible,consiste à former l’idée d’un triangle qui n’est ni isocèle, ni équilatéral, mi scalène ; l'autre, possible, consiste à envisager une figure uniquement à titre de triangle *. Or marquer les limites de son nominalisme, c’est encore une manière de l’aflirmer. Il est à noter que l'addition au $ 16 ne fait que développer et éclaircir ce qui est contenu dans le reste du paragraphe et que la pensée qui y est exprimée se trouve déjà dans le Commonplace Book *.

Il ne l’entraine point en droit, car la notion n'a aucune espèce de ressemblance avec l'idée abstraite, de quelque manière qu'on l’entende. Elle se réfère à l'expérience vécue, dans la mesure où celle-ci est l’œuvre de la volonté. Aïnsi les notions originales de liberté et d'action sont obtenues par la réflexion que nous faisons sur nous et sur les opérations de l'esprit, et ce fait est une preuve que nous sommes réellement libres t. C'est ainsi encore que nous avons une notion de notre moi dont la réalité consiste à percevoir ou à vouloir, c'est-à-dire, en somme, à vouloir, puisque l’entendement, en

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