Ennéades, VI, vu, 39, et VI, vur
et «commeil n'ya aucune différence dans celle intuition qu'il a de lui-même, que peut être cette intuition, sinon Lui ! ? » Dieu est donc l'Unité absolue, tandis que chez l'homme, il y a {toujours dualité du sujet et de l’objet, la volonté n’existant pas sans perception ?, non plus que la perception sans volonté*,.
L'Un de Plotin offrait donc avec le Dieu de Berkeley de profondes analogies : à certains égards même, il permettait au philosophe anglais de compléter ou d’unifier sa pensée : il lui représentait le terme vers lequel sa philosophie tendait d'elle-même obscurément. Dieu, pour Berkeley, est essentiellement : 1° volonté agissante (en tant qu'il crée le monde dans nos esprits): 2° entendement actif (en lant qu'il possède en lui les archétypes des choses ou, ce qui revient au même, en tant qu'il a conscience de son acticn). Or, en tant que volonté, Dieu estessentiellement un. L'unité est en effet un caractère propre de la volonté : il n'existe pas de différence entre les volitions, mais entre leurs effets #, et la volonté et l'entendement, pour autant qu'ils sont actifs ne peuvent différer que par leursobjets et les circonstances dans lesquelles ils s’exercent 5. Mais comment un tel principe de différenciation existerait-il en Dieu pour qui le présent, le passé el Pavenir ne font qu'un 6? En outre, dans l'intelligence humaine qui est passive à l'égard de ses idées, le sujet connaissant se distingue de l’objet connu ; mais en Dieu les idées elles-mêmes sont actives ; elles sont donc la conscience que Dieu prend de son action. Si l’on se rappelle que l’entendement en tant qu’actif est identique à la volonté, il faut done admettre qu’en Dieu la dualitédu sujet connaissant et de l'objet connu