dbid.,; p
4, Cpl. B., p. 49:
HACpl ED 00:
6. Lettre à Johnson, éd. Fraser, t. II, p 19 et 20. CE. Siris, $ 351.
n'’existepas. Dieu est donc absolue unité. Toutefois une telle unité n'abolit pas l'intelligence divine, qui, en un sens, reste ainsi distincte de Ja volonté, quoiqu’elle en soit inséparable. Doctrine obscure, assurément, et Berkeley l’avoue lui-même, mais cette obscurité résulte de la nature de la volonté, qui est incommensurable à l’entendement.
Par là même, le Dieu de Berkeley se rapproche de celui de Plotin, qui, supérieur à l’idée elle-même, échappe à toute, pensée (érézevx vonseo). « Il se dérobe à notre connaissance sans le faire toutefois complètement. Nous l’embrassons assez pour énoncer quelque chose de lui sans l’énoncer luimême !. » Mais n'est-ce point là justement le caractère de la connaissance par motions, celle que nous prenons, par exemple, de l'existence de notre mot ? |
Plus précisément encore les formules de Plotin n'offrentelles pas une analogie frappante avec celles dont Berkeley s’est servi dans le Commonplace Book lorsqu'il parle de la volonté? Pour Plotin, l'Un est l’ineffable ?. Pour Berkeley, la volonté n’est ni imaginable, ni sensible, ni intelligible, et le terme d'unité lui même lui demeure inapplicable en toute rigueur ?. Il y a plus. La philosophie de Pltin elle-même tendait à représenter Dieu comme étant essentiellement volonté. « Qu'est-ce que la volonté de Dieu si l'on ne reconnait pas qu'il veut par cela seul qu'il subsiste ? D'où lui est alors venue sa volonté ? Serait-ce de son essence ?... Mais sa volonté était déjà dans son essence, car il n’y a rien en Dieu qui diffère de l'essence... Donc, dès le principe, la volonté était Dieu même ; par suite, Dieu est comme ila voulu être et tel qu'il l'a voulu #. »
L'influence de la philosophie de Plotin sur Berkeley me paraît donc consister principalement en ce qu’elle l’a forcé à :