XIV PRÉFACE
« Je serais bien aise cependant de voir le progranoime ( I ) . (( ie l'ai fait demander par un libraire français établi à « New- York ; mais comme il paraît qu'il n'a été publié c( qu'à Genève, il lui sera peut-être impossible de me « le procurer. S'il était à votre portée, vous m'obligeriez « beaucoup en me l'envoyant. »
Revenant sur ces deux concours dans une lettre de juin 1827, il écrit : « J'attends avec impatience . le « résultat des questions proposées à Genève et à Paris, « pour éclaircir l'importante matière de la pçine de « mort. J'ai besoin de tout le secours que les talents « européens peuvent donner, et je n'ai pas hâté « l'examen de cette question dans la Louisiane, avant « de recevoir l'effet de ce mouvement de réaction que « j'attends de l'autre côté des mers. »
Mais il y avait une raison plus décisive encore qui dissuadait M. Livingston de hâter à la Louisiane l'examen du système des lois criminelles préparé par cet Étal. Ses visées étaient plus hautes, car, depuis le commencement de 1826, il avait conçu un programme plus étendu pour son système de législation criminelle, et il aspirait pour la discussion de ses idées à un plus grand théâtre.
(I) Le programme des deux concours ne s'était pas placé au même point de vue. Celui de la Société de la morale chrétienne abandonnait au libre examen des concurrents la question de légitimité et de l'efficacité de la peine de mort ; celui ouvert par le comte de Sellon, à Genève, réservait le prix au meilleur ouvrage sur nUégitimité et l'inefficacité de la peine de mort.
Lejury de Genève se composait de MM. Hossi, Dumont,de Sismondi, de Châteauvieux, deCandolle, etc. ; et celui de Paris, de MM. le duc de Broglie, Guizot, Charles Renouard^ baron de Staël, Barthe, etc.