PRÉFACE. XXIII
aux chambres pour rinlroduction dans nos prisons d'un régime pénitentiaire , nous citions le nom de M. Li^ingston.
« II y a deux manières, disions-nous, d*aborder la « question de la réforme pénitentiaire : la première, u c'est de la traiter à priori^ comme on dit dans le « langa/^e philosophique. Cette voie était la plus courte o et aussi la plus attrayante, car rien ne platt tant à <i rhomme que de travailler sur son propre fonds et de « s'élever ainsi à l'idée d'une création qui vienne de « lui et qu'il puisse revendiquer. Inventer, ce mot-là «< contient toute Tambition et tout l'orgueil de l'esprit « humain.
Heureusement, j'ai su m'en défendre, et, avant de « me mettre à créer un système péniteirtiaire, j'ai cru <i devoir par un juste sentiment de défiance dansme^ « propres forces, et de déférence pour les travaux de c( ceux qui m'avaient précédé, regarder autour de moi « sf ce que je recherchais ne s'était pas déjà réaa lise. »
C'est dans cet ordre d'idées que nous publiâmes en 1828, 'dans notre ouvrage sur le système pénitentiaire eu Europe et aux États-Unis, l'introduction de M. Livingston au Code de réforme et de discipline des prisons, en déclarant que nous ne connaissions pas de plus bel hommage à rendre à cet illustre coditicateur que de placer cette partie de ses travaux sous les yeux de nos chambres législatives.
Toutefois, nous ne nous étions pas exagéré l'utilité que l'application pratique de la réforme pénitentiaire avait à retirer du code de M. Livingston, dans lequel