‹ Exposé d'un système de législation criminelle pour l'État de la Louisiane et pour les États-Unis d'AmériqueChapitre 46 sur 83 · LXIV NOTICE SDR LIVINGSTON · texte numérisé non relu

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mage qu'elles causent et le degré d'intention perverse qui les accompagne, les peines applicables à chacune de ces offenses. Dans ce double travail, M. Livingston se montre observateur ingénieux, criminaliste savant et profond. Tout en suivant les grands principes de justice et d'humanité |)roclamés par le dernier siècle, les règles supérieures et les vues pratiques répandues dans nos codes, et les garanties individuelles accordées par la loi anglaise, il les applique à sa façon et avec originalité.

M. Livingston rejette tous les châtiments qui, n'atteignant que le corps, entretiennent et augmentent la dégradation dé rame. Il n'admet, ni le fouet en usage encore dans plusieurs pays et surtout dans le sien, ni les fers, ni les boulets, qui subsistent dans le nôtre, ni ces expositions publiques, uniquement propres à endurcir ceux qui les subissent et à corrompre ceux qui les voient. Il admet encore moins la flétrissure de la marque, depuis lors heureusement enlevée de nos lois, qui perpétuait le déshonneur du crime après son expiation ou son pardon, et conduisait presque forcément à la récidiveâM. Livingston se prononce également contre la peine de mort. Ce n'est pas qu'il refuse à la société le droit de prendre la vie de celui qui se met en insurrection ouverte contre elle^ mais il ne le lui accorde qu'au moment même où elle est attaquée. Dès que la crise de la défense est passée, et que son ennemi est devenu son prisonnier, il ne lui attribue plus le même privilège, parce qu'il n'y voit plus la même nécessité. Le caractère irrémissible de cette peine, la faillibilité de la justice humaine, la responsabilité d'une erreur irréparable, qui, selon lui, ne doit pas tomber sur le juge condamnant d'après les apparences, mais sur le législateur sachant que ces apparences peuvent être quelquefois trompeuses ; l'inefficacité de l'exemple, qui, toujours d'après lui, pousse plus vers le crime par la vue du sang et

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