‹ Exposé d'un système de législation criminelle pour l'État de la Louisiane et pour les États-Unis d'AmériqueChapitre 47 sur 83 · NOTICE SUR LIVINGSTON. LXV · texte numérisé non relu

NOTICE SUR LIVINGSTON. LXV

par Tcntralnement de rimitation, quMI n*en détourne par la crainte; l'horrenr du spectacle qu'offre ce sacrifice sanglant d*un être plein de force auquel la société, qui ne lui a pas donné Texistence, s'attribue comme Dieu le droit de Tôter, et cela de sang-froid, sans la nécessité actuelle de se défendre, avec la possibilité de se tromper, et sans que Tàme accablée ou endurcie de celui qui a tué et que la loi tue, surprise dans le mal, et y étant encore pour ainsi dire tout enveloppée, soit prête à ce grand passage de la vie à la mort, inspirent à M. Livingston une invincible répugnance pour elle. Il Texclut donc de son code.

Quelles sont, dès lors, les peines infligées par le code de M. Livingston? Elles sont de plusieurs espèces, et toutes destinées à opérer la réforme comme le châtiment du criminel. Elles doivent agir sur son âme plus que sur son corps. L'emprisonnement simple, l'emprisonnement avec travail, l'emprisonnement solitaire, sont prononcés contre les diverses espèces de délits ou de crimes. M. Livingston les emploie de fnçon à atteindre les différents degrés de perversité morale. Son système pénal est un système pénitentiaire. Placé entre les deux fameux régimes suivis dans la prison d'Aiiburnet dans celle de Philadelphie qui sont devenus l'objet d'un examen universel, dont l'un isole les prisonniers pendant la nuit, et, après les avoir classés, les fait travailler en commun mais en silence pendant le jour, et dont l'autre prescrit l'isolement de jour et de nuit, la séparation complète des prisonniers et leur travail solitaire, M. Livingston adopte un régime mixte qui semble réunir lesavantages etexclure les inconvénients de chacun des deux autres. Ainsi, il inflige au criminel l'emprisonnement pour lui faire expier le uial qu'il a commis par la privation de la lilierté dont il a abusé; il le place dans la solitude pour le conduire à la réflexion ; il lui permet le travail pour lui donner

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