X PRÉFACE
eux, d'abord (1) avec l'auteur delà publicalion française de son rapport de 1822, M. Taillandier, qui naît, à nous donner connaissance et copie même de celte correspondance, un empressement dont nous lui témoignâmes nos sentiments reconnaissauls dans la préface de notre Système pénitentiaire (2).
C'est à l'aide de cette correspondance inédite que nous pouvons indiquer combien, en 1826, époque de l'expiration du délai de deux ans qu'avait demandé M. Livingston à la législature de la Louisiane, il était encore peu avancé dans l'œuvre de reconstruction et de perfectionnement de son système de législation criminelle. 11 en indique les raisons dans sa lettre à M. Taillandier du 10 janvier 1826.
Il avait dû d'abord donner tous ses soins au projet de révision du Code civil, dont le travail lui avait été confié en collaboration des deux jurisconsultes, Moreau- Lislet et Derbigny, et qui avait été adopté en 1825 par le Sénat et la Chambre des Représentants de la Louisiane. Il ajoute que c'est au milieu du temps réclamé «par ses affaires personnelles, les devoirs de sa « profession et de ceux dont il devait s'acquitter comme «homme public, qu'il a dû entreprendre la tâche « pénible de recommencer ce travail.
» Je vous envoie, dit-il, trois de mes divisions pour
(1) Notre correspondance avec M. Livingston ne date que du commencement de i828, époque à laquelle nous publiâmes l'introduction de son Code de réforme et de discipline des prisons dans notre ouvrage précité du système pénilenliaire en Europe et aux États-Unis.
(2) Voir p. \2 de cette préface, t. I".