SU
Service de la petite poste et de la banlieue.
Dans hi métropole ^ le service de la petite poste, restreint d'abord à une distance de 4^800 mètres de THôtel , a été étendu depuis peu d'années à un rayon de ig kilomètres ; mais la taxe varie de-* puis 20 centimes jusqu'à 3o dans certaines limites. Dans les autres villes , elle est seulement de 10 centimes. Un grand nombre de boites existent dans les différents quartiers de la métropole , où lei lettres sont levées six fois par jour^ pour autant de distributions. Chaque village des environs a au moins une boîte. Tous les jours , le dimanche excepté, len lettres y sont levées deux fois, et y sont distribuées trois : sauf quelques exceptions pour des points très-éloignés , la distribution s'accomplit dam l'espacfe d'une heure et demie, à partir de l'un des bureaux principaux. Un timbre portant la date et l'heui^e du départ sert à constater le retard et àrechercher l'auteur au cas de réclamation. Des fac« teurs tout spéciaux, au nombre de 4^4 y concourent à ce service, qui est indépendant et distinct de celui de la grande poste.
Telle est la séparation exbtante entre ces deux branches du même service , que les lettres pour la ville s(NQt exposées à un retard lorsqu'elles sont déposées à une boîte de la grande poste, et qu'une surtaxe de ao centimes est exigée sur toute lettre >
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de l'extérieiir, lorsqu'elle est remise par un fkc^ teur de la petite poste. Cette démarcation ne oon*tribue pas peu à l'élévation des frais d'exploitation. Pour la petite poste de la métropole , ils absorbent un tiers des 3 millions de francs qu'elle produit. La Commission d'enquête, convaincue des avantages économiques dont serait suivie , sans inconvénient pour le public, la frision qui existe dans d'autres pays, a demandé que les boites fus-* sent ouvertes aux lettres de toute destination indistinctement, et que tous les facteurs, ne formant plus qu'un même corps, fussent employés à la distribution sans distinction de provenance.
U a été fait droit à la première partie de cette proposition : pour la seconde, la réponse de l'administration a été que , « la réunion des facteurs oc- « casionnerait la phis grande confusion et beau*' «coup de retard, sans qu'il put en résulter de « rédaction dans le personnel ou dans la dépense* » Cette questicm, déjà résolue aiUeiirs par Texpé-** rience, attend sa solution en Angleterre d'un* nouvel examen auquel elle est soumise.
Siii.
Service des malles dans f intérieur du Royaume. — - Émoluments perçus au départ et à t arrivée des lettres.
Pour le transport des dépêches snr les grandes lignes de correspondance, le PosuOf^e traite avec ^
96 CONTRIBUTIOHS PUBUQUES
des entrepreneurs différents* Les uns se chargent de la construction des voitures-roalles ( mail^coa" çhes ), qu'ils louent à Tadministration ; les autres lui fournissent les chevaux.
Les voitures«malIes en service sont ainsi réparties:
VoitnrM«iBallct
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YoKaNa-aallcf
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TOTAL
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de 4 cheraos...
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Dans les localités difficiles de llrlande, on fait usage de charrettes ou chariots ( mail<ars ) ^ au nombre de 97.
Sur les routes que ne desservent pas ces malles, les dépêches sont confiées à des entreprises particulières par localité ; mais sur ces^ points, le transport est moins rapide que sur les grandes lignes ; et des enquêtes ont constaté que bien des lieux ressentent les inconvénients de ces retards.
La construction et la location des voitures-malles ont été pendant longtemps livrées à un seul entrepreneur , sans concurrence et pour un grand nombre d'années, dans la Grande-Bretagne. Aujourd'hui, le mode d'adjudication avec publicité et concurrence est adopté: le premier contrat de ce
DU ROTAUME-lJin. 97
genre a été passé pour cinq années dans llrlande^ en 1 833 , et pour sept années dans la Grande^Bretagne, à partir du 5 janvier i836.
L'entreprise est subdivisée par grandes régions ; ceux qui y prennent part sont des constructeurs de voitures et les maîtres des principaux hôtels réunis en société. Ils se conforment pour la construction à un modèle donné , et sont tenus de faire les changements que l'administration jugerait à propos d'y apporter. Ils conservent la propriété des voitures et sont chargés de leur entretien. Les coassociés dans chaque entreprise sont solidairement responsables de l'exécution du contrat ; ils deviennent passibles de fortes indemnités en cas de non exécution de l'une de ses clauses ; et chaque associé peut être tenu d'assurer le service à défaut des autres cointéressés. De plus, afin que le transport ne puisse être compromis , l'administration peut disposer des voitures jusqu'à l'expiration des traités; et si elle se trouvait dans la nécessité de faire quelque avance , une caution qu'elle exige en outre de la garantie solidaire des contractants, lui en assurerait le remboursement.
C'est, au contraire , par des traités passés de gré à gré que le Post-'Oj^e chûent les chevaux de^ conduite. Par ces marchés , les relayeurs associés s'engagent, moyennant un prix stipulé par mille , à ^ conduire les voitures-malles dans un temps donné sur une ligne déterminée, et à être rendus sur chacun des points intermédiaires à des heures Tome IL 7
9^ GONTaiBUTIOKS PUBLIQUES
fixées, qui sont indiquées sur un part ou time bilL Bien, du reste, n'oblige les relayeurs à se servir des chevaux des maîtres de poste ; el ceux qu'ils em<> ploient sont en général supérieurs à ceux-* ci , autrement ils ne pourraient soutenir la rapidité de la course. Yoici comment le temps en est réglé dans chacun des trois royaumes :
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par heure.
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