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La. réunion de ces prix fait ressortir la dépense totale pour la location des voitures-malles et leur conduite dans la Grande-Bretagne, à environ i franc 7 centimes pour 8 kilomètres , équivalant à une poste de France ; et pour pareille distance en Irlande, à i franc 218 centimes.
Ce prix , si favorable à Texploitation du Post^^ Office^ s'explique par plusieurs circonstances a van* tageuses aux entrepreneurs et au Trésor.
Premièrement, les dépêches transportées pour le compte de l'administration ne se compensent que de lettres, des journaux et, par exception , de cer-
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tains prix courants du commerce. Pour les brochures, les publications périodiques et les autres ouvrages imprimés de quelque volume, la librairie trouve plus d'économie à se servir de la voie des diligences. Enfin, l'organisation administrative et judiciaire dans les comtés, ne comportant qu'un très-petit nombre de fonctionnaires en relation avec les départements ministériels , les malles n'ont pas à recevoir journellement de volumineux paquets de correspondance officielle et gratuite.
En second lieu, le conducteur ou espèce de courrier {maU guard), placé sur chaque voiture-malle, nommé par l'administration et gagé par elle , ne jouit pas de la faculté de transporter des marchandises pour son compte.
D'un autre coté, les entrepreneurs de relais sont autorisés à transporter des voyageurs, dont le nombre est limité à quatre dans l'intérieur, et à trois ou quelquefois quatre à l'extérieur , avec un bagage toujours peu volumineux; et malgré le haut prix des places, comparativement à celui des diligences, beaucoup de personnes accordent la préférence aux malles, en raison de la rapidité de leur marche et de la sécurité qu'elles présentent.
Enfin , ces entrepreneurs sont exemptés des péages sur les routes, auxquels sont soumises toutes les autres voitures publiques ou particulières. Cette immunité forme à elle seule un avantage considérable. Abolie en Ecosse où elle existait , l'ad-
lO» COITTRIWTlOOrS PUBLIQUES
ministrâtion a été autorisée à peroeroir une taxe additionDelle de cinq centiines par lettre, pour se couvrir de Findemnité qu'elle doit aux contractants. Cette dépense , et celle de même nature qui a lieu en Irlande, sont portées dans le compte des fiuan* ces de i835 , pour 701,875 francs*
Le courrier ou guard est constamment placé sans abri au dehors et à 1 arrière de la voiture^malle. De là il reçoit , conserve ou remet les paquets de dépécbès qui sont renfermés dans un sac posé sur l'impériale. Ces préposés, qui ne pourraient supporter les fieitigues d'une longue course £aite de cette manière sont rdevés sur certains points conve* nus. L'administration en entretient aao.
Des inspecteurs et sous-inspecteurs des malles , au nombre de sept , sont choisis d'ordinaire parmi ceux des guardi qui montrent le plus d'intelligence et d'activité t voyageant en poste, ils surveillent l'exécution du service de la part des entrepreneurs et de celle des courriers; ils maintiennent ces der* niers dans la discipline, et s'assurent du bon état des chevaux et des harnais. Un surintendant des voitures-malles, au traitement de 11,200 francs, placé auprès de l'administration, constitue, avec quatre employés , un bureau qui a la haute direction de cette partie matérielle du service.
La réception et la distribution des lettres de la grande poste se ressentent de la séparation qui existe entre ce service et celui de la petite poste ,
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autant que d'usages qui se perpétuent nom^stant les représentations plusieurs fcHS répétée^ sur leurs inconvénients.
Dans la métropole^ ville de quînzfi cent mille habitants, il n'existe, indépendamment de Téta* blissement central , que quatre grands bureaux où la levée des lettres soit faite une heure environ après la fermeture des boites. Afin de suppléer à ce que la rareté de bureaux a d'incommode, queU que temps avant la fermeture des dépêches, des hommes armés d'une cloche {MUmen) parcourent les rues, et déposent les lettres qui leur sont remises dans un sac dont l'ouverture est disposée de manière à ce que rien ne puisse pa être retiré. Cette facilité se paye lo centimes au profit du facteur. |L.es lettres à destination de l'étranger, dont l'afEranchissement est obligatoire, en ont été ex<> dues par suite d'inconvénients qui en étaient ré* suites. A Londres , comme dans les comtés , toute lettre présentée une demi-heure après le moment fixé pour la dernière levée , peut enoore être reçue et partir le même jour, en payant une rétribution de 60 centimes qui appartient aux commis.
Naguère enc(»re , les commis des postes avaient le droit de prélever, pour /vu; de lefirpeiney une taxe annuelle de 1 00 fiancs environ, à la réception d'un journal étranger ou à l'envoi d'un journal an» glais à l'é^anger; en outre, le secrétaire général de l'administration possédait le privilège exclusif de l'envoi des journaux dans les Indes occidentales
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et en Amérique. Ce monopole , dont le produit n'a pu être jamais exactement connu, n'a été éteint qu'au moyen d'une augmentation de traitement de 74fOOo francs accordée par acte du Parlement au titulaire de l'emploi, à titre de compensation pour perte d'émoluments:
Les facilités rétribuées que l'administration accorde aujourd'hui au départ des lettres, ne sont pas les seules de cette nature : les autres ont pour objet la distribution.
Chaque matin, le dimanche excepté, à l'heure de la distribution générale, quatre voitures, en forme ^omnibus j auxquelles on adonné le nom ai accelercUors ^ partent de Tbôtel des Postes avec les facteurs qu'elles déposent successivement sur leur passage, jusqu'aux points les plus éloignés de la métropole. Ce moyen d'accélérer la distribution n'a pas été jugé suffisant pour tous, et il est fait à part une prompte distribution. Les personnes qui désirent en profiter souscrivent au payement d'une certaine somme, moyennant laquelle leurs lettres sont données à celui des facteurs qui est le plus à portée de les remettre en se rendant à son arrondissement; et il les délivre sans attendre le payement, que le facteur de la circonscription vient prendre dans sa tournée. On ne remet à chaque facteur pas plus de ces lettres qu'il n'en peut distribuer en dix ou quinze minutes. Ce mode retire ^ il est vrai , un assez grand nombre de lettres de la distribution générale, mais il la retarde de tout
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le temps que chaquefacteur emploie à cette première remise, et établit ainsi, au détriment de certaines personnes, un privilège que d'autres achètent par une surtaxa de la correspondance. Le produit de cette surtaxe, réuni en un fonds commun qui est déposé à la Banque, procure des pensions aux facteurs blessés, et un supplément de traitement, tant à 281 facteurs de la grande poste, qu'à 6 inspecteurs de ces préposés. Cet émolument, avec ceux que procurent les lettres recueillies à la cloche , dépasse 3oo,ooo francs. L'importance de la prompte distribution a pourtant diminué depuis rétablissement des voitures accélérées qui transportent les- facteurs; mais elle se perpétue dans le centre de la cité, qui est aussi celui des affaires et du commerce. Ces perceptions abusives et d'autres encore n'existent pas dans la métropole seulement. La Commission, qui les a retrouvées partout dans l'Angleterre , en porte la somme , pour ce royaume seulement, à 990,000 fr.
« Les Commissaires, dit à ce sujet un rapport , ce expriment leur désapprobation de ces diverses « exactions sur le public. De toutes ces sources ce irrégulières des émoluments existants, il en est « qui sont à la fois préjudiciables au revenu, et en « opposition avec l'accomplissement des devoirs « officiels, parce qu'elles confondent la gestion des ce fonds qui en proviennent avec celle des autres
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« produits. Enfin elles sont déshonorantes pour le ce Gouvernement. »
Suivant les propositions des Commissaires, lé Trésor suppléerait à la perte des émoitiments par des traitements dont le taux serait fixé en raison de l'importance des fonctions. L'extinction successive d'emplois surabondants, ou la réduction de traite* ments évidemment excessifs, subviendrait à cette nouvelle dépense.