‹ Exposé de l'ancienne législation genevoise sur le mariageChapitre 6 sur 6 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

^î nous voulons essayer d'émettre un juge- ! ment sur l'ancienne législation genevoise concernant le mariage, nous devons nous placer ^^ non pas à notre point de vue moderne, mais à celui du XVl^^ siècle : Union étroite de l'Église et de l'État, confusion plus ou moins complète du droit, de la morale et de la religion. Le droit était au service de la morale chrétienne, et la République était fondée sur les principes de la Réformation.

L'absence de liberté religieuse, l'ingérence de l'État dans les affaires privées, l'usage de la contrainte ma-

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térielle dans un domaine qui doit lui rester étranger, tels étaient les inconvénients d'un pareil système, qui nous paraît intolérable, dans le siècle où nous sommes.

Mais cela ne doit pas nous empêcher de rendre hommage à la grande valeur de cette législation du temps passé, qui, comme le fait observer M. Flammer, était « de nature à relever l'institution du mariage, à en faire sentir l'importance et la sainteté, à donner une organisation forte à la famille *. » Il serait à désirer que ces principes de haute moralité fussent pratiqués volontairement par la génération actuelle, qui est trop disposée à confondre la liberté avec la révolte contre la conscience.

Il est juste d'ajouter que les Ordonnances ecclésiastiques se distinguent par leur style nerveux, clair et concis, qui s'élève parfois à la hauteur d'une véritable éloquence.

^ Consulter Flammer, L& Droit Civil de Genève, 1875, page 15.

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