VAISSEAUX CONTRACTILES
Dans rintroductioii de ce mémoire (I, F. p. 7), j’ai consigné les différents auteurs qui ont écrit sur la question encore si peu élucidée de l’innervation vasculaire des Vertébrés; chez les Invertébrés àfd;>res lisses, je ne connais même, si j’en excepte le cœur des Mollusques, aucune publication importante sur l’innervation du système circulatoire : tout au plus je trouve dans les rechercbes de Gscheidleu, un seul paragraphe concernant ce sujet.
« Les fibres nerveuses du système vasculaire, dit-il (1), présentent une disposition analogue à celle signalée dans la paroi digestive. Le système vasculaire de la sangsue est formé par une membrane sans structure. Cette membrane est entourée chez les vaisseaux contractiles par des fibres musculaires circulaires, qui sont surtout Iiien développées sur les vaisseaux latéraux. Ces vaisseaux, mis sous le microscope à l’état frais, présentent des pulsations répétées. Ils sont entourés d’un réseau nerveux à larges mailles, formé par des fibres nerveuses plus volumineuses. De celles-ci se dégagent de minces fibrilles, qui vont s’appliquer, comme des fibrilles terminales, sur la substance corticale et côtoyer les bords de cette gaine. »
A l’appui de cette description, Gscheidleu donne une figure sur laquelle on voit une grosse fibre nerveuse qui croise les fibres circulaires auxquelles elle envoie des fibrilles qui se terminent librement par une série de granulations. On verra plus loin que nos observations compléteront et modifieront sensiblement celles de Gscheidleu.
Nous arrivons ainsi au troisième et dernier chapitre de notre historique, il comprend l’innervation des muscles volontaires de la sangsue.
(1) Gscheidlen, loc. cit., p. 3-31.