ANALYSE DES AYANT-PROJETS
« Poulcrey, qui est déjà bien desservi par le premier tracé, ne donnerait pas « de recettes suffisantes pour justifier l'augmentation de dépense qui résultea rait de la construction d'un kilomètre de plus^ et de Tacquisition de terrains « beaucoup plus coûteux.
<x Le premier tracé par le col de Croix-Marie est donc celui que nous pro- «c posons. ^
a Au-dessous de Gogney, on franchit le ruisseau de Yoize et le canal du « moulin Sainte-Anne, puis Ton se dirige versBlâmont. Cette ville est adossée « à un contrefort appartenant au terrain de muschelkalk, et formant un cap (( irès-étroit au confluent de la Yoize et de la Vezouse. 11 faut, pour pénétrer « dans la vallée de la Vezouse et gagner Cirey, ou contourner Blâmont, ou a passer entre la ville et le contrefort auquel elle s'appuie.
a Un tracé qui contournerait la ville aurait un kilomètre de plus de Ionc gueur ; traversant des prairies submersibles il exigerait des remblais assez
< considérables; il donnerait lieu également à des expropriations fort coûteuses c dans les prés et les jardins . Enfin, il envelopperait la ville d'une ceinture
< gênante pour ses communications avec son territoire.
c Le tracé qui passe entre la ville et le coteau est préférable; il coûtera moins
< cher et présentera un développement beaucoup moindre. Il est posc sible, moyennant une tranchée profonde, mais très-courte, qu'on établira c en approfondissant les fossés de l'ancien château et que l'on combinera avec
< une courbe d'un rayon de i50 mètres.
c Au delà de Blâmont, l'on doit remonter la vallée de la Vezouse jusqu'à c Cirey, et il y a lieu d'examiner si l'on doit arriver à Cirey par la rive droite
< ou par la rive gauche.
c L'intérêt du trafic, qui est l'intérêt prédominant dans la question, exige c impérieusement que le chemin de fer soit prolongé jusqu'à la manufacture
< de glaces, laquelle est située en amont du village. On ira ainsi également c au devant des bois des Vosges auxquels on évitera la traversée de Cirey, c traversée difficile et montueuse, qu'ils seraient obligés de subir si la gare c restait en dessous du village, et qu'ils éviteront si elle est en amont.
c Or, il est impossible de contourner Cirey parla rive droite, ou les maisons « du village et le château sont adossés à des coteaux abruptes et donneraient
< lieu à des expropriations et des travaux extrêmement coûteux: par contre c on peut s'élever facilement sur les plateaux de la rive gauche et venir,
< sans autre obstacle que la traversée du vallon du Val, gagner le niveau
3i CHAPITRE II.
d'une vaste plate-forme artificielle régnaot sur le ruisseau de ChâtilloQ, entre la manufacture de glaces et les établissements dits la Papeterie^ et offrant un emplacement très-propice à la création d'une station.
c yemplacement de la station de Cirey fixé^ il restait à rechercher le point le plus convenable pour traverser la Vezouse entre Cirey et Blâmont.
c Par un premier tracé que nous avons examiné^ on peut suivre la rive droite jusqu'à i ^500 mètres en aval de Cirey, traverser la Vezouse en amont de l'ancienne abbaye, aujourd'hui la ferme de Haute-Seille, puis monter sur les plateaux de la rive gauche par une rampe de 12 à 14 millimètres.
c Par un second tracé (c'est celui que nous proposons)^ on reste sur la rive droite de la vallée jusqu'à Frémonviile, on traverse la Vezouse entre le moulin et le polissoir de Frémonville, et de ce dernier points on commence à s'élever insensiblement, avec une rampe variant de 0", 00304 à0'",00891 seulement, sur des terrains extrêmement faciles, pour gagner les plateaux à la traversée du chemin d'intérêt commun de Cirey à Domêvre, au même niveau que le tracé précédent. Le second tracé est plus court de400mètres; a des déclivités plus douces, son exécution est d'une extrême facilité, il traverse des terrains moins chers. 11 doit être préféré sans hésitation.
« Détails du tracé proposé.— Après avoir ainsi fixé le tracé à suivre, nous nous bornerons k présenter quelques explications sommaires sur les détails mêmes du projet.
c La voie unique du chemin projeté s'aiguille sur la voie descendante du chemin de fer de Paris à Strasbourg, immédiatement au delà du passage à niveau de la route départementale n** 43, conligu à la gare d'Avricourt. Posée sur le fossé même de la grande tranchée d'Avricourt, qui sera comblé par une pierrée avec drains, la voie de l'embranchement reste parallèle aux voies de Paris-Strasbourg sur une longueur de 300 mètres; puis elle tourne à droite par une courbe de 400 mètres de rayon, c L'embranchement sera ainsi complètement indépendantde h ligne prin* cipale en dehors de la gare d'Avricourt.
c Après s* être détaché de la ligne de Paris-Strasbourg, le tracé traverse, au moyen d'un assez grand remblai (8 m. 24 de hauteur), un vallon qui descend du village d'Igney; puis il s'élève par des rampes variant de Om. 0088 à m. 0160, jusqu'au col de Croix«Marie que l'on passeà niveau. Lescontreforts situés entre les points kilométriques 1 k. 6 et 2 k. 6 sont contournés