XX INTRODUCTION
et les Motazales, des disputes, des querelles et des guerres en grand nombre et à diverses époques.
. / « Cependant la secte des Schiis se répandait
^ déplus en plus, jusquà ce que Ton vit naître
celle des Karmates dont Fauteur fut Hamdan, ^l fils d'Aschath , surnommé Karmat^y à cause qu'il avait la taille petite , les pieds très-courts, et qu il ne faisait que de très-petits pas. Il commença à être question des Karmates en l'an 2 64; ce fut^dans le territoire de Basra que parut ce personnage , et sa secte se répandit d'abord dans l'Irak. En Syrie, on vit les Karmates nommés Saheb-alkhal , Modatthar et Motawwak ^. A Bahreïn s'éleva le Karmate Abou-
' AbonMféda (Annal MosL l. II, p. 267) donne de ce nom une étymologie diiTérenie.
* JUl o^Lo ou iULiit v>^L», ou enfin JUU jjI, cesûdire ïhomme qui a une lentille ou éphélide sur le visatfe. Ce chef des Karmates se nommait Hosein, mais il changea son nom en celui A^Âhmed, et il se faisait passer pour le Mehdi, Voyez Ahou'lféda Annal, Mosl. t. Il, p. 391 et 73o.
ModaUhar^jjL] , c'est-à-dire Vhonune enveloppé dans une coa»er. tare, était le surnom donne' à un autre Karmate, neveu de Hoseîn, et que celui-ci avait désigné pour son successeur. [Ihid. p. 391 et
Moiawwak ^ Jalt est le surnom d\in général qui commandait
INTRODUCTION. xxi
Saïcl Djénabi, natif de Djénaba ^ ; sa puissance et <jelle de ses enfants y devint très-considérable. Ils battirent les armées de Bagdad et firent trembler les khalifes Abbasides; ils imposèrent des contributions annuelles sur les habitants de Bagdad, du Khorasan, de la Syrie , de l*Egypte et du Yémen , et ils portèrent leurs armes jusqu'à Bagdad et dans la Syrie, l'Egypte et le Hedjaz. Leurs dais se répandirent de tous côtés. Un grand nombre de personnes entrèrent dans leur secte et embrassèrent leur doctrine, quils appelaient la science du sens "7 intérieur^. Elle consiste à allégoriser les préceptes de Tislamisme^ et à substituer à leur
Tannée des Karmates en Syrie, du temps de Hosein. Voy. Ëlniacin, ffiff. Sarac. p. iSa.
' Abou-Saîd, fils de Bekram (Annal. MasL t. Il, p. SaS). Les maooscrits que j'ai sous les yeux portent tous ^Ljk^ et LjLjcj^. AkouMféda [Annal. Mod. t. III, p. 139) parle d'une ville du Kinnan appelée ^^U-ah. Je trouve dans le Kamous : •Djennaha, |>rononcé
• è\ec un ieschdid, ville qui est située en face de Khank </) jl^ * ^^
• laquelle sont venus les Karmates. • Kharek est le nom d'une île do golfe Persique.
' ^j— J9LJ1 JL-fr — Ccst de \k que les Ismaélis sont appelés
BaUnitns 00 BaUnit «^JvLL.
■ ^ jL* J I »J \j^ Jbj jLj ^ • — On les appelle aussi , à cause d^ rela, fttwili ^^Jj,
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