‹ Exposé de la religion des druzesChapitre 9 sur 97 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

Egypte. Ce fut Ebu-Saba qui excita contre Othman le soulèvement qui se termina par le meurtre de ce prince, comme je l'aï dit dans la vie d'Ebn-Saba, laquelle se trouve dans mes grandes annales intitulées Mokfa '. Ebn-Saba eut un grand nombre de sectateurs dans toutes les villes principales et dans les provinces les plus importantes. Par là les Schii» se multiplièrent considérablement; ils étaient directement opposés aux Kharédjis : leur parti ne cessa d'acquérir toujours de nouvelles forces, et leur nombre devint très-considérable. I,:^,, , . . r . . ■ Ce ne fut qu'après la fin du siècle des com- %.'f*(- pagnons du prophète, que prit naissance dans l'orient la secte de Djahm, fils de .Safwyjin'. Cette

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' Djahm, (lin Je SafwaD, Termédi, affranchi de Rash, fut mis i mort taa» I* fin de la dynastie des Qmiadcs. Il niait tou» Itl attributs de Dieu , cl ne voulait pas que l'on donnât i Dieu les miraet qualités par lei<|uellps on qualifie Ifs créatures : il disait que lliomme n'a de pouvoir ponr rien , cl qu'on ne peut lui altribuer le pouToir, ni la faculté d'agir; que le paradis el le feu cessero d'exister, el que les habitants de l'un et de l'autre monde sero privés de tout mouvement; i^ue quiconque connaît Dieu et ne co fesse pas sa foi n'est pas pour cela înfidMe, parce que son silence i détruit point la connaissance qu'il a, el qu'il n'en est pas moi croyant. Les Motaiales accusaient Djahm d'impiété , parce qu'il refusait k l'homme le pouvoir de produire ses aclinna ; et les Sunnia le

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nouvelle doctrine excita de grands troubles, car pjahm n'admettait en Dieu aucun attribut. ^ Il fit naître, parmi les Musulmans, des doutes qui eurent des suites bien lâcheuses pour Tislamisme, et qui produisirent un grand nombre de maux. Peu avant la fin du i" siècle de l'hégire^ son opinion, qui allait jusqu'au tatil (c'est-àdire jusqu'à détruire toute action de Dieu), avait déjà beaucoup de partisans. Les docteurs de l'islamisme curent une grande horreur de sa doctrine, ils s'empressèrent à l'envi de la condanmer et de déclarer que ceux qui la suivaient étaient dans l'erreur. Ils exhortèrent les Musulmans  n'avoir aucune communication avec les Djahmis, ils se déclarèrent leurs ennemis, en ce qui concerne Dieu; ils condamnèrent ceux qui suivaient leurs écoles et composèrent des li\TCS pour les réfuter, comme il est à la connaissance de tous ceux qui ont étudié ces matières.

• Vers ce même temps parurent les Motazaies. '

tniUirDt d'impie, parce qu'il niitl lesiltributsdivjni, qu'il soûleniit<|iierAlconnetl crë^.clqu'ilse r<>riiMil à croirp qu'on dut voir I>im atÈ demiet jour.

Il «oulinl «uuî qa'on peut légitimeitimt se révolter conlre un prince qui ■biise de son poiiToir.

xviiï INTRODUCTION.

Cette secte prit naissance dans Técole de Hasan, fds d'Abou Ihasan , Basri , après la i oo* année de rhégire. Les Motazales composèrent, dans l'intérêt de leur doctrine , des questions sur la justice et sur l'unité de Dieu ^ et soutinre^^t que les actions des hommes leur appartiennent, et que Dieu n est point ,1e .créateur, du mal. Ib enseignèrent ouvertement que Dieu ne sera point vu par les hommes dans Tautre vie ; ils nièrent que le corps dût éprouver le tourment du sépulcre^; ils soutinrent que TAlcoran est créé et a eu un commencement, et plusieurs autres propositions particulières à leur secte. Leurs erreurs eurent beaucoup de partisans et ils composèrent un grand nombre d'ouvrages , en forme de controverses dialectiques, pour la défense de leurs opinions. Les docteurs de Fislamisme condamnèrent cette secte ; ils proscri*

' On a déjà vu que les Kadris^ui avaient devancé la scission des Motaxales, appelaient leur système ol.jc^*aJ|j Jj^t, lajasUce et la profession de t unité,

' On sait ce que les Mahométans croient de Texamen que les morts doivent subir peu après l'inhumation de leur corps, et des souffrances qui accompagnent cet interrogatoire. On peut au surplus consulter là-dessus Pococke, Not. misceU. in Port. Mosis, page 2^1 et suiv.; Mouradjea d'Ohsson, Tableau de temp. OUom, t. I, p. 46.

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virent aussi la théologie scolastique, et excommunièrent ceux qui suivaient cette doctrine. Cela n empêcha pas que ce parti ne se fortifiât, que le nombre de ses partisans ne s'accrût, et que leur doctrine ne se répandit sur la terre.

« Ensuite naquit le système du tadjsim^ (c'est- ^ T^j^^ i-dire qui attribue un corps à Dieu), directement opposé à celui des Motazales, et l'on vit paraître Mohammed , fils de Kéram ( Abou-Abdallah Sedjestani), chef de la secte des Kéramis, après Tan 200 de Thégire. Il soutint l'existence des attributs divins, et poussa ce dogme jusqu'à donner à Dieu un corps et une figure semblables au corps et à la figure des créatures ^. Il fit le pèlerinage de la Mecque , vint de là en Syrie, et, étant mort à Zogar, en 2 56, il fut enterré à Jéiiisalem. Il y avait en ce pays vingt mille et plus de ses sectateurs qui y vivaient dans la piété et dans l'austérité , sans compter ceux qu'il avait dans les régions plus orientales et dont le nombre ne se pouvait calculer. Il était imam des deux sectçs des Schaféis et des '**'"' Hanéfis. Il y eut dans l'orient, entre les Kéramis .

' (^ - f^^^ . y anthropomorphisme,

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